Confusion au BAPE
Les audiences publiques portant sur Écolosol et son exploitation d'une cellule d'enfouissement de sols contaminés à Mascouche débutait lundi soir sur une note confuse. Déjà, certains critiquent la tenue de ses audiences.
D'entrée de jeu, les représentants du Parti Québécois, Scott McKay et Guillaume Tremblay ont annoncé qu'ils boycotteraient les rencontres du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). Les députés de L'Assomption et de Masson interpellent la ministre Beauchamp sur les raisons pour lesquelles le gouvernement libéral ne retire pas le certificat d'autorisation du site où l'on pratique l'enfouissement de sols contaminés. Puisque la règlementation municipale ne permet pas l'enfouissement, mais seulement le stockage temporaire, le certificat d'autorisation du site aurait été consenti en fonction d'informations erronées. «Il est tout à fait odieux de faire perdre le temps et l'énergie des citoyens de Mascouche pour parler d'un dossier qui va à l'encontre de la règlementation municipale», souligne Guillaume Tremblay.
Consciente de la situation, la présidente de la commission, Anne-Marie Parent, a expliqué que le BAPE n'a pas le pouvoir de juger de la légalisation du projet. Elle a donc invité la soixantaine de citoyens et organismes présents à la rencontre à poser leurs questions. Plusieurs sujets ont été mis sur la table dont les mesures de protection de la rivière Mascouche, les impacts sur la population et plus précisément la distinction entre les termes stockage et enfouissement de sols contaminés. @D:Des détails sur les interventions des participants seront donnés dans la prochaine édition de journal Le Trait d'Union.