Au lancement de la campagne de sensibilisation à l'achat des produits d'horticulture ornementale, étaient présents Marcel Tremblay (directeur régional Lanaudière), Michel Senécal (agronome et conseiller pour les cultures en serre) et Pascal Jolette (conseiller en communication à la Direction régionale Lanaudière). (Photo : Roger Lacoste)
Jardiner à partir des produits d’ici
Le MAPAQ lance «Mon jardin m’inspire… les produits d’ici»
La Direction générale de l’innovation et de la formation du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) distribue des plants de fines herbes, des fleurs et des légumes cultivés au Québec, à des consommateurs lanaudois.
L’opération fait partie d’une campagne de sensibilisation à l’achat des produits de la région, intitulée «Mon jardin m’inspire… les produits d’ici». La campagne, dont le lancement officiel a eu lieu au Marché Jean-Talon à Montréal, en mai dernier, par le ministre de l’agriculture Laurent Lessard se déroule dans 12 villes et régions du Québec.
Sur présentation d’une preuve d’achat provenant d’un commerçant du Marché champêtre, situé à Repentigny, chaque consommateur reçoit un plateau comprenant des plants de basilic, de tomates cerises et deux fleurs retombantes pour la terrasse ou le balcon. Le plateau est d’une valeur de 15 dollars.
Selon Marcel Tremblay, directeur régional pour Lanaudière du MAPAQ, «lorsqu’on achète des produits d’ici, on encourage les entreprises agricoles. C’est aussi une manière d’exprimer sa satisfaction et de reconnaître le savoir-faire des gens de chez vous», déclare M. Tremblay.
L’horticulture ornementale au Québec génère un chiffre d’affaires de 1,5 milliard de dollars et compte 5000 entreprises de production, de commercialisation et de service. Les recettes de marché de l’industrie, en 2008, se chiffrent à 237 millions de dollars. Et le secteur, emploie environ 40 000 personnes au cours de la saison estivale.
Écolo et santé
Outre l’impact économique, le jardinage est bon pour la santé mais surtout pour l’environnement. Marcel Tremblay souligne que cela permet de produire de l’oxygène, de capter du carbone, de réduire la pollution, d’attirer les oiseaux en plus d’embellir le paysage. «Je vous convie à partager avec vos voisins, vos amis les bienfaits du jardinage», dit-il.
Malgré la crise économique actuelle, Véronique Pepin de «Les jardins de babylone» dit observer, que l’horticulture reste et demeure un «besoin essentiel» pour les Lanaudois. L’entreprise familiale exécute en moyenne 75 contrats par année. Et la récession ne l’affecte quasiment pas.
«On la sent dans l’attitude, dit-elle, dans le sens où avant on produisait un estimé, on signait et ça finissait là. Maintenant, les gens regardent un peu plus leur budget mais n’empêche qu’ils le font quand même. Ça prend plus de négociations», remarque la paysagiste.
Lors du lancement de la campagne de sensibilisation, les consommateurs lanaudois se bousculaient au Marché champêtre au point de surprendre le responsable. «Je vous avoue honnêtement que j’ai été pris au dépourvu. On ne s’attendait pas à un tel achalandage», confie Jean-François Di Pietro. «Depuis ce matin, je ne me suis pas assis une fois. Je n’ai pas pris une gorgée de café», ajoute-t-il.
Le Marché champêtre de Lanaudière regroupe des artisans, des producteurs et des transformateurs qui offrent une grande variété de produits de chez nous aux consommateurs.