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sexy et mince dès l'âge de quatre ans

Le CALACS de Lanaudière dénonce l’hyper sexualisation des jeunes

Article mis en ligne le 1 juin 2009 à 9:00
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sexy et mince dès l'âge de quatre ans
Hypersexualisation des jeunes : à qui la faute ? (Photo : Gérard Legault)
sexy et mince dès l'âge de quatre ans
Le CALACS de Lanaudière dénonce l’hyper sexualisation des jeunes
Poupée Bratz dès l’âge de quatre ans, soutien-gorge rembourré à 10 ans, trousse de maquillage, revues de vedettes, webcam, jeu de bracelets, Vanessa (non fictif) traîne tout cela et plus encore dans son sac à dos tous les jours. J’ai déjà vu des magazines avec des titres comme : Comment voler le chum de ma meilleure amie ou comment décoder les garçons», témoigne Manon Landry du Centre d’aide et de lutte aux agressions à caractère sexuel (CALACS)- Coup-de-Cœur de Lanaudière.

Aujourd’hui, les filles passent même en mode «sexto» aux dépens du texto, note l’intervenante jeunesse. Le sexto étant le fait de se photographier quasiment nue et de l’envoyer avec un petit mot à son petit ami. Pour Vanessa, c’est la meilleure façon d’être «branchée». Il arrive même que ses parents et proches lui fassent des compliments du genre «tu es sexy, mince et jeune», fait remarquer la responsable du CALACS- Coup-de-Cœur.

Pour sa part, le Conseil du statut de la femme du Québec (CSFQ) parle d’un processus de «marchandisation du corps des femmes» dès le plus jeune âge. Les deux organismes animaient conjointement un atelier sur l’hyper sexualisation au Forum social lanaudois (FSL) fin avril dernier. Selon eux, les marchands de rêve seraient l’industrie de la mode, de la publicité et le star system. Les médias auraient une part de responsabilité également dans cet état de fait toujours selon le CSFQ.
Internet en cause
Si les jeunes de 12 à 17 ans consacrent de moins en moins de temps à la télévision depuis 1999, c’est au profit du Web. En 2006, 93% des jeunes de cette tranche d’âge accèdent à Internet à partir de la maison. L’anonymat facilite de plus en plus l’accessibilité à ces messages sexuels, constate le CSFQ dans son enquête «Le sexe dans les médias : obstacle aux rapports égalitaires», mai 2008.

En 2007, 56% des jeunes de 12 à 17 ans auraient visité des sites pornographiques. Au total, les jeunes sont exposés à 5 000 heures de télé et 80 000 messages publicitaires en moyenne par année selon le@Ri>Fonds d’estime de soi Dove<@$p>.

Ce «matraquage publicitaire» peut conduire vers des agressions sexuelles, la toxicomanie, l’échec scolaire, l’anorexie entre autres déclare Mme Landry du CALACS Coup-de-Coeur. «Il y a cinq ans, c’était la consommation de drogue. Présentement, les jeunes vont consommer plus de sexualité que de substances», constate Louise T. Francoeur, présidente du Conseil d’administration de la Maison de jeunes de L’Assomption (MJL).
«Pour elles, fellation n’est pas rapport sexuel»
Au total, 22% des Québécoises de 14 ou 15 ans affirment avoir déjà eu des relations sexuelles tandis que l’âge moyen de la première relation est de 14 ans. Dans un «sondage maison» réalisé, récemment, par la MJL auprès d’environ 500 jeunes qu’elle dessert, cinq garçons sur 10 reconnaissent avoir usé de violence dans leurs relations. «Bien souvent, avant qu’une jeune ait un copain ou avant même de l’embrasser, elle va lui faire une fellation», révèle Mme Francoeur de la MJL. «Pour elles, une fellation n’est pas une relation sexuelle», ajoute Manon Landry.

La violence conjugale chez les adolescentes augmentait de 20% de 2005 à 2006. Et selon le CSFQ, il s’agit de la résultante directe de «l’omniprésence et de la banalisation de la pornographie dans les médias». Selon le Réseau Éducation-Média, «plus des 3/4 des pages couvertures des magazines féminins ont au moins un titre sur la meilleure manière de changer son apparence, que ce soit par le biais d’un régime, d’un programme d’exercices ou de la chirurgie esthétique».

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Commentaire mis en ligne le 1er juin 2009
C'est bien beau de le dénoncer! Je suis entièrement d'accord avec ça.

Mais je suis contre la répression.

J'aimerais mieux entendre parler d'éducation sexuelle, de prévention des ITS, d'enseigner c'est quoi l'amour, des caresses, l'affection, la sensualité.

En ce moment les jeunes font leur éducation sexuelle dans les film porno ou sur internet... ça me dépasse moi aussi. Il on quoi comme alternative?

Freiner leur ardeur, par de la répression? Je ne crois pas que ça soit la solution... Pourtant leur sexualité est bien présente.

Qui va l'enseigner??? Les parents qui son parfois eux-mêmes aussi déficient... Les professeurs??? Les sexologues? Qui va faire de l'éducation sexuelle des jeunes??? Qui?

Et ses jeunes deviendront adultes... pas surprenant qu'il y ai autant de couple déçu dans leur relation sexuelle.

Amélie Jolie
Une des cinq Membres fondatrices de l'union des Travailleuses du sexe du Québec

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