La vraie nature de la prostitution
Alors que la question d’abolir ou de décriminaliser le travail du sexe divise toujours les clans, il semble impossible de dresser un portrait détaillé de la situation dans la région de Lanaudière. Représentant un milieu fermé, protégée par des préjugés, mais de moins en moins représentée comme tabou, la prostitution montre difficilement sa vraie nature.
«Il ne faut pas penser que Lanaudière, avec ses belles familles, ses belles maisons, ses beaux parcs, est une région épargnée par la prostitution. Nous n’avons qu’à penser aux salons de massage, agences d’escorte et bars. Il y a même des cas de traite des femmes. En fait, l’industrie du sexe existe partout, sous plusieurs formes et pas seulement dans les films», explique France Clément, travailleuse au CALACS et intervenante au sein de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES).
Mise sur pied en novembre 2004, la CLES regroupe des organismes et des personnes pour lesquels il est possible de vivre dans un monde sans prostitution.
Ensemble, ils mènent un travail de conscientisation et d’intervention, fondé sur l’expérience et les témoignages de femmes touchées par la prostitution. Dans son approche, la CLES tente de défaire les mythes entourant l’industrie du sexe et de démontrer son rapport à d’autres violences faites aux femmes.
Depuis avril 2008, elle pilote un programme triennal de création d’outils pédagogiques, dont une vidéo, et de diffusion de formations sur la réalité de l’industrie du sexe. Le projet est soutenu par une subvention de Condition féminine du Canada et l'expertise de plusieurs intervenants internationaux. Pour arriver à des résultats, trois régions québécoises sont passées au tamis, soit Montréal, Québec, Maniwaki et Lanaudière. «Des lieux où les ressources sont les plus accessibles pour nous», ajoute celle qui, pendant vingt semaines, effectuera la collecte de l'information dans Lanaudière.
En premier lieu, la CLES tentera de dresser un portrait de la situation, évaluer les besoins et proposer des solutions. «Nous voulons prendre le pouls de ces régions, définir les endroits jumelés au marché du sexe, connaître le point de vue des organismes et mettre en place des moyens d’intervention», explique France Clément.
D’autre part, le projet vise également à développer un réseau de femmes ayant vécu un lien avec la prostitution et l’exploitation sexuelle commerciale et leur permettre de s’exprimer et de partager leurs expériences. «Nous voulons donner la parole aux femmes, les impliquer dans cette lutte. Nous voulons aussi leur montrer qu’il existe d’autres alternatives. Nous voulons exposer tous les côtés de la médaille», renchérit France Clément, invitant les femmes à la contacter au 450 964-7888.
En définitive, l’objectif du projet est de contribuer à modifier ce type d’intervention et encourager la prise de position publique des groupes et des individus vis-à-vis de la prostitution, dans une perspective d’égalité entre les hommes et les femmes.
«Malheureusement, la prostitution ou toute autre forme d’exploitation sexuelle commerciale est souvent normalisée, marquée par des arguments de choix individuels ou de libre consentement. En fait, pour l’avoir entendu sur le terrain, nous savons que ce n’est pas toujours une question de choix. Pour plusieurs, la pauvreté, les abus et la violence leur ont ouvert la porte du marché du sexe», note l'intervenante.
Quoi qu'il en soit, pour les organismes dits abolitionnistes, un remue-ménage doit être entrepris au plan législatif afin de réglementer l’industrie du sexe en général. Ainsi, par sa position dans ce débat social, la CLES tente de transmettre une ligne de conduite. «Si au moins nous pouvions susciter des questionnements, conscientiser la population sur les messages véhiculés par rapport au corps de la femme et au sexe comme produits de consommation, non seulement de manière préventive, mais également pour inciter les gouvernements à renverser la vapeur. Il y a tout un chemin à faire, voilà un problème de société».
Amélie Jolie
Commentaire mis en ligne le 1er juin 2009Arrêtez de tout mélanger svp... les TDS sont aussi contre les enfants et les ados dans l'industrie du sexe... On voudrait que la police s'attaque aux vrais criminels et que les adultes consentant on leur fiche la paix. SVP mélangé pas les mineurs avec les adultes, vous avez toujours cette fâcheuse habitude là.
Si j'étais réduite à ça ... à des organes génitaux?... ça ferait longtemps que j'aurais quitté le métier. Je fais plus dans la thérapie sexuelle que dans le porno. Je me plein moi-même que le porno est fake la plus part du temps... c'est du cinéma! Parfois on a le droit à de bon acteur. Parfois.
Les hommes ne sont pas satisfait en ménage... une fois par mois ça l'air que ce n'est pas suffisant, pour combler leur désire. Alors les TDS sont une alternative à la maîtresse.
Il y a beaucoup de mensonge véhiculé contre nous... ça suffit la désinformation!!! Ça suffit! On est pas au tiers monde ici... les féministes radicale mélange souvent tout... S'il y en avait temps que ça la traites des femmes et nos jeunes filles exploité au Québec, les policier les arrêterais, il serait même fière d'afficher leur coup dans les journaux. Tout comme il ont fait avec le wolf pack.
Qu'on les arrêtes et sur le champs! Personne ne veut de ça au Québec! C'est criminel et tout le monde le sais.
Mais laisser les adultes travailler en paix!
À chaque année il y a 5 TDS qui sont assassinées au Québec! Les lois ne nous protège pas!
Amélie Jolie
www.union-tds-quebec.net