La ministre, Marguerite Blais, aux cotés du président de la Table de concertation des aînés de Lanaudière, Michel Haguette.
- Photo Geneviève Blais
«Vieillir, ce n'est pas une maladie» - Marguerite Blais
De passage dans la région
Le vieillissement actif, c'est l'affaire de tous. Des aînés, certes, mais aussi des élus et des représentants de la santé. De passage dans la région, la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, a insisté sur l'importance de lever les obstacles, de repousser les limites afin que ces gens puissent encore contribuer à l'essor de nos communautés.
«Avant, les gens mouraient à 65 ans. Aujourd'hui, on meurt à 87, 88 ans. Après notre retraite, on s'engage dans d'autres expériences de vie; on change de travail; on fait du bénévolat. Je pense qu'il faut changer notre vision parce que vieillir, ce n'est pas une maladie», soutient la ministre.
Elle s'est arrêtée à Joliette, le 6 avril dernier, dans le cadre sa tournée du Québec, la troisième qu'elle entreprend depuis son élection.
Elle en a profité pour partager sa vision avec la Table de concertation des aînés de Lanaudière. «Les membres des tables sont très mobilisateurs et ils connaissent bien les besoins, puisqu'ils sont sur le terrain», mentionne Mme Blais.
La Conférence régionale des élus de Lanaudière (CREL) a également pris part à la rencontre. Le milieu de la santé n'était toutefois pas représenté. Une absence relevée par la ministre.
«Les intervenants de la santé doivent être partie prenante des mesures mises en place pour favoriser le vieillissement actif. La prévention est énormément importante si on veut garder nos aînés en bonne forme», souligne Marguerite Blais.
Selon elle, il est primordial de favoriser l'épanouissement des personnes âgées. Leur offrir des services pour leur permettre de rester plus longtemps à la maison, dans leur village, n'est qu'un exemple de ce qui peut être fait.
«L'objectif, c'est de permettre à la personne de se sentir considérée tout au long de sa vie. Un parc pour les aînés, c'est un outil, mais il faut faire plus», soutient Mme Blais.
Elle ajoute que l'apport de cette tranche de population au développement du Québec est indispensable. Chaque aîné fait en moyenne 245 heures de bénévolat par année.
Lutter contre la pauvreté
En cette période des impôts, la ministre a invité les membres de Table de concertation des aînés de Lanaudière à se faire les relayeurs et à trouver les gens qui, dans la communauté, ne reçoivent pas le Supplément de revenu garanti auquel ils ont droit.
«Pour recevoir cette aide, il faut en faire la demande. Sans cela, les gens qui sont dans la pauvreté se privent d'environ 650 $ par mois», mentionne Marguerite Blais.