Serge Lemieux
Mes hommages Monsieur Despatis
C’est avec grande tristesse que j’ai appris le décès subit de Aimé Despatis, fondateur de La Revue de Terrebonne.
J’ai eu la chance d’occuper diverses fonctions au journal Le Trait d’Union, dont celle de directeur des ventes et d’éditeur, alors vous comprendrez facilement que je connaissais très bien le personnage public. J’ai toujours eu beaucoup de respect pour ce passionné infatigable du journalisme local. Encore hier, 50 ans après la fondation de son journal, il était à son pupitre à écrire pour les lecteurs l’histoire des gens d’ici. Il aura maitrisé jusqu’à la fin l’art des mots et l’art du métier.
J’ai le privilège de travailler au sein de l’industrie des hebdos depuis bientôt 20 ans. Je dois ce privilège à des femmes et à des hommes qui, comme Monsieur Despatis, ont littéralement inventé la presse hebdomadaire au Québec. C’est en partie grâce à Aimé Despatis si les journaux locaux et régionaux sont toujours aussi appréciés des citoyens. Il aura montré le chemin à de nombreux artisans des hebdos qui connaissent aujourd’hui les ingrédients d’une presse locale de qualité et utile pour la collectivité.
Bien que ma carrière chez Transcontinental m’ait amené vers d’autres responsabilités, je suis resté un fier résidant de la région Les Moulins. J’ai découvert le passé de cette belle région, entre autres, chaque semaine sous la plume experte de M. Despatis. Non seulement aura-t-il laissé en héritage à notre région un organe de presse solide et de qualité, il aura également déposé dans notre mémoire collective d’importantes pages de notre Histoire. A force d’écrire l’histoire de notre région, il en est devenu un monument incontournable.
M. Despatis, je salue votre passion, votre implication et votre professionnalisme.
À Gilles Bordonado et à toute l’équipe de La Revue, je vous offre mes plus sincères sympathies. Dans les moments de tristesse qui vous habiteront ces prochains jours, je vous invite à toujours garder à l’esprit que vous avez perdu votre collègue mais que son inspiration vivra pour toujours dans vos cœurs.
Mes condoléances également à Marie-France Despatis et à toute la famille. Il n’est jamais facile de perdre son héros, encore moins lorsque celui-ci est noble et grand.
Serge Lemieux
Vice-Président
Groupe des Journaux Québec et Ontario
Médias Transcontinental