Le député de Blainville, Daniel Ratthé, le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, et le député Verchères, Stéphane Bergeron, également porte-parole de l'opposition officielle en matière de transports, ont rappelé l'importance du projet de l'autoroute 19. (Photo : Yves Ranger)
Pour en finir avec l'autoroute 19
Les députés du Parti Québécois plaident pour son parachèvement
Selon les députés de Terrebonne, Blainville et Verchères, il y a un manque de volonté de la part du gouvernement actuel quant au parachèvement de l'autoroute 19, un projet important pour la région nord de Montréal.
Le député de Terrebonne, Mathieu Traversy, a réuni autour de la même table les députés de Blainville, Daniel Ratthé, et de Verchères, Stéphane Bergeron, également porte-parole de l'opposition officielle en matière de transports, ont clamé le gouvernement libéral de s'occuper rapidement du dossier de l'autoroute 19.
«Il y a un manque de cohérence dans ce dossier. La région nord de Montréal connaît l'une des plus hautes croissances démographiques au Québec. Il y a 56 000 véhicules qui empruntent chaque jour l'angle de l'autoroute 19 et du boulevard Adolphe-Chapleau, la seule voie de sortie pour les citoyens de Terrebonne-Ouest, créant des embouteillages. On attend des résultats dans ce secteur, mais on n'y voit pas la volonté du gouvernement de continuer le projet, ce qui est un impératif pour le Parti Québécois et pour tous les membres de la Coalition de citoyens et d'élus qui ont pris position en ce sens», a exprimé Mathieu Traversy.
Pour sa part, le député de Blainville croit que la situation n'ira pas en s'améliorant et qu''il est temps pour le gouvernement d'agir. «Nous sommes devant un problème régional qui provient d'un manque de vision quant au développement routier et du transport collectif. Le gouvernement n'a rien prévu dans son budget et pourtant, il en coûterait 80 M $ pour compléter le projet. Tout ce qu'il manque, c'est une part de volonté du gouvernement», a exprimé M. Ratthé.
Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de transports, Stéphane Bergeron, se désole du plan de relance sur lequel s'appuie exclusivement le gouvernement. «Pour lui, les travaux routiers sont l'épine dorsale de l'économie québécoise : pour le Parti Québécois, investir dans le béton ne représente pas une vision constructive du Québec, en terme de développement durable. En fait, il faudrait davantage investir dans le transport collectif, au niveau des voies réservées et des stationnements incitatifs pour désengorger les autoroutes et réduire la pollution. Nous savons qu'il n'y a plus de voie réservée prévue sur le pont de l'autoroute 25, que les contribuables devront payer les manques à gagner des revenus de péage s'ils ne sont pas aussi élevés que prévus et qu'ils devront peut-être payer pour les coûts supplémentaires reliés à ce projet public privé. Espérons que l'exemple de l'autoroute 25 n'inspirera pas celui de l'autoroute 19», insiste Stéphane Bergeron, appuyé par ses deux acolytes qui ont annoncé, d'ailleurs, qu'une pétition sera bientôt déposée au ministère des Transports.