@bv:Claude Robichaud, directeur du C.L.D.E.M.
De bons éléments pour le développement local et régional
Claude Robichaud du CLDEM commente le budget
«On en souhaite toujours plus, mais il y a là des éléments qui sont importants», indique le directeur général du Centre local de développement économique des Moulins (CLDEM), Claude Robichaud, invité à commenter les mesures économiques contenues dans le budget Jérôme-Forget, visant le soutien aux entreprises de la région.
Il accueille notamment favorablement le report du remboursement du Fonds local d'investissement (FLI) au gouvernement du Québec. «C'est une bonne nouvelle pour le financement local, puisque ça nous permettra de poursuivre notre action jusqu'en 2012». Cela dit, le CLDEM qui administre ce fonds pourra continuer à réinjecter, sous forme de prêts, du capital dans les sociétés de Terrebonne et de Mascouche en démarrage ou en expansion. «Depuis la création du FLI, il y a une dizaine d'années, nous avons consenti à quelque 3 M$ en prêts», signale M. Robichaud, qui dispose actuellement de 300 000 $ en liquidité dans le fonds.
Il salue également le choix du gouvernement de majorer de 60 M$ la capitalisation des Fonds d'intervention économique régional (FIER). Ce fonds de capital de risque constitue une «source additionnelle de financement pour les PME», qui est bienvenue en cette période de resserrement de crédit, fait-il valoir.
La création d'un Fonds d'amorçage de 50 M$, géré par Investissement Québec, est aussi une mesure fort appréciable, considérant le risque plus élevé que représente le financement des entreprises en démarrage, soutient le directeur général du CLDEM. Même chose pour l'injection de 5 M$ dans le Réseau d'investissement social du Québec (RISQ), un fonds de pré-démarrage destiné aux projets d'investissement dans l'économie sociale.
Chambre de commerce
Du côté de la Chambre de commerce de Mascouche, le président Daniel Chartier se fait plus critique envers le budget qui a, selon ses dires, l'effet d'un pansement sur une cassure.
«C'est une opération que ça prend», dit-il. M. Chartier aurait souhaité que le gouvernement fasse preuve de plus d'originalité dans les moyens proposés pour s'en sortir. «Ils font de leur mieux, mais pourraient faire mieux. Il faut changer les façons de faire».
Impossible toutefois de vous partager les impressions de la Chambre de commerce de Terrebonne, son directeur général, Robert Lalancette, n'ayant pas encore retourné l'appel que le Trait d'Union avait placé au lendemain de la présentation du budget, vendredi dernier, dans le but de connaître ses commentaires.
Julie Marchand
Commentaire mis en ligne le 26 mars 2009texte sur les régions