Marilyn lors d'une émission de radio. (Photo : Courtoisie)
Un voyage qui change les priorités
Marilyn Raymond passe trois mois au Pérou
Marilyn Raymond, une Mascouchoise étudiante en communications au baccalauréat en Communication politique à l’UQAM a fait un stage de trois mois au Pérou en compagnie de six stagiaires. Ce stage a été rendu possible grâce à l’organisme Développement et Paix, projet d’initiation à la coopération internationale sous la direction du programme Québec sans frontières. Marilyn a également reçu une bourse méritoire de 600 $ de la Fondation Richard Marcotte.
Elle a vu de très près les Andes, au nord du Pérou, la pauvreté, la misère sociale et économique, la misère quotidienne des petits salariés, une misère qui use quotidiennement le visage et le corps de ses habitants. De retour de son voyage, Marilyn soutient qu’il existe présentement dans la région de Piura, au nord du Pérou, un 60 % de pauvreté commune et 40 % de pauvreté extrême.
Là-bas, on ne parle pas du système de santé universel, on parle plutôt des bienfaits des plantes médicinales!
Au Pérou, l’hiver, c’est en juillet et les jeunes filles ne s’hasardent pas seules après 19 h, même les Québécoises !
La Mascouchoise a rapporté plus de 2 000 photos de son voyage. «J’ai versé mes premières larmes dans la ville de La Encantada, située au nord du Pérou. L’électricité et l’eau potable sont inexistantes, les enfants marchent seuls dans les rues pieds nus et les bébés sont couchés dans des berceaux rudimentaires tentant de croquer un bonbon déjà enveloppé», dit la jeune voyageuse.
Marilyn a participé à plusieurs émissions de radio à la station Radio Cultivalu. C’était la première fois que les murs de cette radio accueillaient des stagiaires canadiens. Lors des émissions en direct, Marilyn parlait couramment l’espagnol et diffusait des messages sur la condition des femmes au Pérou et elle a même consacré une émission spéciale à la prostitution.
Si la première semaine du voyage s’est avérée excitante et envoûtante sur plusieurs points, la deuxième semaine a été plus difficile sur le plan des émotions. «J’ai appelé mes parents et je leur disais que la pauvreté des péruviens était lourde à porter à certains moments», dit-elle.
De retour à Mascouche
À son retour au pays, Marilyn avait la tête pleine d’images de son voyage et de son expérience personnelle. «La première semaine, je ne suis pas sortie. J’étais encore sous l’effet du choc. Je voulais réduire ma consommation. Moi qui aime tant les cosmétiques et les boutiques, je devenais plus raisonnable. Avais-je vraiment besoin de tous ces produits», se questionne-t-elle. Elle a même effectué un grand ménage de sa garde-robe pour offrir quelques vêtements à des organismes communautaires de la région.
«Quand j’étais plus jeune, je rêve d’une carrière à la télévision à l’émission Flash mais maintenant, c’est bien différent »confie-t-elle.