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Le Trait d'Union
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Mes Aïeux sur la sellette

Entrevue avec Frédéric Giroux, guitariste, bassiste et chanteur

Article mis en ligne le 10 décembre 2008 à 8:00
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Mes Aïeux sur la sellette
Frédéric Giroux (à droite) et tous les membres de Mes Aïeux sont très heureux de retrouver le public québécois. (Photo : Courtoisie)
Mes Aïeux sur la sellette
Entrevue avec Frédéric Giroux, guitariste, bassiste et chanteur
Après le lancement de leur nouvel album, La ligne orange, les membres du groupe Mes Aïeux sont en tournée à travers tout le Québec. Ils seront de passage au Théâtre du Vieux-Terrebonne, les 18 et 19 décembre et le 22 mars en supplémentaire. Le journal Le Trait d'Union a réalisé une entrevue avec Frédéric Giroux, guitariste de la formation, qui connaît de plus en plus de succès au Québec.
Le Trait d'Union : Vous venez de lancer le disque La ligne orange. Comment se sent Mes Aïeux, après deux ans loin de son public et alors que la tournée débute?
Très heureux de retrouver notre public! Et en même temps il règne une sorte de fébrilité dans le groupe… Après le succès énorme de la chanson Dégénérations, les gens s’attendent à quelque chose de nous. On a quand même pris quelques risques en essayant de nouvelles choses et en changeant un peu la formule au niveau de la musique et du show. On a très hâte de savoir ce que les gens penseront de ça!
Qu’est-ce qui est le plus important dans l’œuvre de Mes Aïeux : la musique ou les textes et le message que vous véhiculez?
Les deux sont aussi importants l’un que l’autre. Les textes sont très importants, c’est sûr. On a la chance d’avoir un très bon parolier, qui en même temps accepte les commentaires des autres membres du groupe. Les textes résument bien les pensées de chacun, tout le monde a son mot à dire sur les paroles. La musique est également très travaillée. La ligne orange a pris deux ans à faire. On a fignolé énormément les arrangements musicaux.
Vous parlez beaucoup des traditions, des questionnements que se pose la société québécoise, vous semblez vouloir secouer notre mémoire collective, nous faire prendre conscience de note déni face aux enjeux qui menacent notre futur. Comment résumez-vous le message que vous voulez passer, l’essentiel de votre intention?
On passe beaucoup de messages ! S’il fallait résumer notre message en une phrase, je dirais…Ne pas oublier d’où on vient et continuer à se questionner de manière consciente sur où on a envie d’aller.
Votre tournée La ligne orange est certifiée «carboneutre». Qu’est-ce que cela veut dire concrètement?
’organisme Planétair est un organisme qui délivre des certifications à ceux qui font l’effort de calculer les émissions de gaz à effet de serre qu’ils produisent, et qui paient une sorte de redevance pour compenser, qui sera ensuite versée au financement de la recherche et du développement de nouvelles technologies durables. Dans notre cas, on a planifié notre tournée en fonction de réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Planétair nous a aidés à calculer tout ça en prenant en considération le kilométrage, le type de voiture, et tout ça, ce qui a donné un résultat qui correspondait à un montant à payer. On a payé ! Sauf qu’il ne suffit pas de payer pour être débarrassé de notre responsabilité! L’environnement est très important pour tous les membres de Mes Aïeux. On a aussi décidé de poser toutes sortes de petits gestes qui font une différence. Par exemple, dans l’organisation des tournées, on a demandé de ne plus utiliser de petites bouteilles d’eau en plastique. À la place, notre directrice de tournée remplit nos gourdes, et on s’en trouve aussi bien! En plus, on est porteur d’eau pour la Coalition Eau Secours, donc très conscientisés par le problème du gaspillage de l’eau.
À la veille des élections qui s’en viennent, sans vous demander pour qui vous voterez, j’aimerais savoir pourquoi nous devrions pouvoir voter selon vous. Quels enjeux devraient guider nos choix politiques.
Je ne suis pas politicien. Loin de moi l’idée de dire aux gens pour qui ou pour quoi voter. En fait, chacun devrait pouvoir voter pour un contenu qui corresponde à ses valeurs. Le problème, actuellement, c’est qu’on fait des campagnes d’image et non de contenu, alors les gens ne se reconnaissent pas… C’est sûr que s’il y a un enjeux majeur en ce moment c’est l’environnement. Il faudrait qu’on en parle plus, évidemment.
Enfin, avez-vous un message particulier pour les jeunes?
J’aurais envie de leur dire que le changement passe par eux. Que dans la vie il faut s’accrocher à ses rêves, ses idéaux, conserver l’énergie et la flamme de la jeunesse qui fait qu’on croit qu’on peut changer le monde. Il faut se permettre de rêver à un monde meilleur… et croire au fait qu’on peut le changer.

N.D.L.R.:Frédéric Giroux a été rencontré avant les élections provinciales.

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