Le député de Terrebonne, Jean-François Therrien.
«Des priorités mises aux mauvaises places !» - Jean-François Therrien
Rumeurs d'élections provinciales
Les rumeurs se font de plus en plus persistantes quant à la tenue probable d’élections provinciales au cours du mois prochain, et selon Jean-François Therrien, député de Terrebonne, il s’agirait d’une décision purement opportuniste qui démontrerait que le premier ministre Charest accorde plus d’importance à l’obtention du pouvoir qu’à la recherche de solutions pour sauver le Québec d’une crise financière.
«Le déclenchement d’élections provinciales prouverait que M. Charest priorise son statut au bien-être des Québécoises et des Québécois», a dénoncé M. Therrien.
«La population québécoise plongée dans une élection fédérale depuis plusieurs semaines n’a certainement pas envie de recommencer le processus électoral avant les Fêtes. Elle serait sûrement plus rassurée de savoir que les partis politiques à l’Assemblée nationale s’allient et se concertent pour l’avenir économique du Québec, pour alléger le fardeau fiscal des familles de la classe moyenne», d’ajouter le député adéquiste.
La tenue d’une élection représente des coûts de plus de 75 millions de dollars pour le Québec : «Une telle somme ne serait-elle pas mieux investie dans nos régions, pour réaliser des projets qui peuvent contribuer favorablement à la situation économique du Québec ainsi qu’à son rayonnement ?», questionne le député Therrien
Selon lui, malgré les promesses de Jean Charest de ne pas reconduire d’élections avant 2009, tout porte à croire qu’il tentait simplement d’en convaincre les partis de l’opposition avant de faire volte-face et d’enclencher une série d’actions qui redorent son image populaire.
«Après avoir déstabilisé la population à l’égard du gouvernement canadien, il a remis aux candidats fédéraux une liste de revendications pour le Québec. Cette tactique l’a finalement amené à convaincre les Québécois que le gouvernement provincial a besoin d’un mandat plus fort et plus solide pour faire face à Ottawa, une façon indirecte de dire que sa décision de mener précipitamment une campagne électorale serait la meilleure décision pour l’avenir du Québec. Personnellement, je n’en suis pas convaincu», a conclu Jean-François Therrien.