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Daniel Aucoin en a ramé un coup à Pékin !

par Diane Legault
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Article mis en ligne le 2 septembre 2008 à 13:34
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Daniel Aucoin en a ramé un coup à Pékin !
L'analyste Maxime Boilard et Daniel Aucoin ont «ramé» au même rythme des athlètes sur les ondes de Radio-Canada, tout au long des épreuves olympiques d'aviron et de canoë-kayak, transmettant leur passion aux téléspectateurs.
Daniel Aucoin en a ramé un coup à Pékin !
Il a décrit les épreuves d'aviron et de canoë-kayak avec une telle émotion et un tel dynamisme, sur les ondes de Radio-Canada, que même ceux et celles qui n'y connaissaient rien ont eu des frissons lors des Jeux olympiques. Daniel Aucoin en a ramé un coup à Pékin !
De retour au Groupe Plein Air Terrebonne (GPAT), après quelques heures de repos, le chef du parc de la Rivière à Terrebonne a raconté quelques brides de son séjour en Chine avec beaucoup d'enthousiasme. Au niveau des compétitions, le descripteur des courses dit avoir vécu toute la panoplie des émotions, de la déception à la joie de la victoire. «Il y a eu beaucoup de surprises. L'analyste Maxime Boilard et moi passions d'un extrême à l'autre au fil des courses. Le moment le plus émotif a été la victoire des Canadiens – aviron huit hommes, ceux-là mêmes qui ont ravalé leur défaite tout au long des quatre dernières années», avoue-t-il.
Pas la vraie Chine
Entre les déplacements quotidiens en autobus du lieu des épreuves au Village des médias, Daniel Aucoin a pu se promener un peu dans la ville de Pékin. «Mais, nous n'avons pas vu la vraie Chine. Nous avons vu la Chine riche, multimilliardaire, propre, moderne. J'ai vu des tours à bureau ultramodernes dont l'architecture est unique au monde. Sur l'une d'elle était installé un écran géant permanent de cinq étages de hauteur. Tout au long de l'autoroute, entre l'aéroport ultramoderne et la ville, il y avait des arrangements floraux sur chaque garde-fou. Mais nous savions bien que, pendant que ces fleurs étaient arrosées, des agriculteurs n'avaient pas d'eau pour arroser leurs champs», fait-il observer.

Daniel Aucoin a aussi remarqué la belle hospitalité des bénévoles et a été impressionné de leur facilité à entrer en contact avec les étrangers durant ces deux semaines des Jeux. «Ces bénévoles ont goûté à ce contact avec des gens venus de tous les coins du monde, tout comme les habitants de Pékin. C'était mon premier voyage en Chine. Si on se reporte à il y a dix ans, les Chinois ne parlaient pas aux étrangers et étaient très réservés. Aujourd'hui, ils parlent beaucoup, même de leur vie personnelle, ce qui m'a surpris. J'ai l'impression que le fait d'avoir été en contact direct avec des gens de partout dans le monde leur a ouvert les yeux. D'ailleurs, quand elle nous a quittés, celle qui conduisait l'autobus nous menant au site des compétitions était triste, et même défaite, de ne plus pouvoir échanger avec nous», de dire le Terrebonnien.
Parc Lafontaine chinois
Daniel Aucoin aurait beaucoup d'anecdotes à raconter. Parmi elles, le parc Lafontaine «chinois» : «Le Village de médias était composé de tours à logements. Nous étions quelques milliers à l'habiter, dont une centaine de Radio-Canada. Au centre, il y avait un parc que nous avons baptisé le Parc Lafontaine. Un peu plus loin, il y avait un autre parc, où un membre des médias venu du Nouveau-Brunswick a organisé la Fête des Acadiens. Nous avons baptisé ce parc Antonine Maillet», lance-t-il, le rire dans la voix.

Tout comme plusieurs autres, Daniel Aucoin a été surpris par les toilettes publiques. «Autant il y a des toilettes ultramodernes à l'aéroport, autant on retrouve l'autre extrême dans certains quartiers. Comme on le sait, plusieurs maisons ne sont pas dotées de toilettes et les gens doivent se servir des toilettes publiques. Celles-ci consistent en une série de trous dans le sol. Il n'y a même pas de séparateurs entre eux», explique-t-il.
Jeux parfaits
Daniel Aucoin qualifie les Jeux olympiques de Pékin de parfaits. «Je plains Londres et Vancouver. Elles ne pourront pas faire mieux que les Chinois. Pour reprendre les propos de mon collègue Maxime Boilard, les Chinois sont toujours en avantage numérique. De plus, le gouvernement peut imposer des choses aux Chinois, la mentalité du travail imposé étant acceptée par la population. Par exemple, un fort orage a fait en sorte que le pavé uni a calé au Village des médias. En un rien de temps, douze Chinois sont arrivés et l'ont refait à neuf. À un moment donné, il y a eu un accident sur la route et un autobus a brisé un poteau et une partie des vitres d'une entrée d'un tunnel pour les piétons complètement vitré. Vingt-quatre heures plus tard, plus rien n'y paraissait et tout était réparé», se rappelle Daniel Aucoin. Certes, des Jeux olympiques de Pékin qui auront procuré plusieurs beaux moments au résidant de Terrebonne et membre du GPAT.
«Nous n'avons pas vu la vraie Chine»
- Daniel Aucoin

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