BFI satisfait
Compte tenu des circonstances, les dirigeants de BFI se disent eux-aussi satisfaits du rapport du BAPE.
«Nous souhaitons quand même que le gouvernement règle le problème à long terme. Il pourrait réévaluer la situation par étapes de cinq ans, ou encore modifier la certification si les déchets diminuent, au lieu de devoir refaire le processus des audiences publiques à chaque fois», de dire Hector Chamberland. Celui-ci rappelle que même la CMM estime qu’il faudra de 10 à 15 ans pour mettre en place des alternatives à l’enfouissement. M. Chamberland indique également que BFI a déjà des terrains prévus qui pourraient servir à faire le parc. Il fait de plus remarquer que BFI a réglé certains problèmes, a réduit les odeurs et qu’il a été démontré que sa présence n’a pas d’impact majeur sur la santé des citoyens, notamment par des documents où l’on retrouve des avis de médecins.
En ce qui a trait à la couche de recouvrement. Hector Chamberland dit que les chiffres avancés sont erronés. «À chaque trois mètres de déchets, nous sommes tenus de les recouvrir d’une couche de 20 cm. Celle-ci est composée de sol et de déchiqueture d’automobiles, sauf le métal. Quand une cellule est complétée, on doit la recouvrir d’une couche drainante de 60 cm composée de sable et de déchiqueture», explique-t-il. Celui-ci ajoute que BFI doit respecter le cap maximal annuel de déchets de 1,3 tonnes. Rétorquant aux élus, il indique qu’il ne faut pas oublier que même si les citoyens recyclent plus, la population elle, augmente très rapidement.