Plusieurs chauffeurs d'autobus scolaire de la région moulinoise ont pris part à la manifestation du 25 mars devant les bureaux de la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, à Laval. (Photo : Courtoisie)
Les conducteurs d’autobus scolaire reviennent à la charge !
Dénonçant l’immobilisme du gouvernement dans le dossier du transport scolaire, les conductrices et les conducteurs d’autobus scolaire de Lanaudière, de Montréal, de Laval et des Laurentides membres de la CSN, ont manifesté leur mécontentement le 25 mars dernier devant les bureaux de la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, à Laval.
Ceux-ci souhaitent rappeler au gouvernement qu’ils attendent toujours une réponse quant aux augmentations salariales souhaitées depuis plusieurs années.
S'estimant oubliés lors du dépôt du dernier budget provincial, les conducteurs d’autobus scolaire, dont le salaire annuel moyen est de 17 000 dollars, exprimeront à nouveau leur mécontentement. Ceux-ci réclament au gouvernement une augmentation du budget consacré au transport écolier de 15 millions par année. Cette mesure viendrait hausser les salaires de 3 % et ainsi atténuer la pénurie de main-d’œuvre dans le secteur.
«La ministre connaît nos revendications, mais nous souhaitons lui rafraîchir la mémoire, parce que les conducteurs sont à bout de patience. On ne peut pas laisser ce dossier traîner encore longtemps. Nous voulons rappeler au gouvernement qu’il doit faire sa juste part pour permettre aux conducteurs d’autobus scolaire d’avoir des conditions de travail décentes», a rappelé Lyne Lacerte, présidente du Syndicat de Autobus Terremont (CSN).
Présentement, les conditions de travail des conducteurs n’ont rien d’attirant, ce qui se traduit par une pénurie de main-d’œuvre dans ce métier. Ceux-ci travaillent en moyenne 25 heures par semaine. Plusieurs conducteurs doivent trouver un autre revenu pour gagner leur vie, ce qui est complexe compte tenu du fait qu’ils doivent être disponibles pour le transport écolier du matin et de l’après-midi.
Un métier dangereux