Jean-Pierre Boudreau. (Photo : Jean-Guy Ladouceur)
Mascouche saurait faire
Déjà protégée par un Plan d'urgence, la Ville de Mascouche a quand même donné plus de mordant à ce plan à la suite des événements de 1998.
«Notre région avait été plus durement touchée l'année précédente et nous avions commencé à revoir notre Plan d'urgence en 1997», nous informe Jean-Pierre Boudreau, coordonnateur des mesures d'urgence à Mascouche.
Incendie, explosion, verglas, inondation, tempête, et même l'épidémie d'influenza prévue, font partie des principaux sujets que couvre le plan.
«Il y a entre 30 et 40 personnes de divers départements qui sont impliquées et qui connaissent bien leurs tâches, sans compter les policiers et les pompiers. Nous venons d'ailleurs de revoir les détails du plan avec eux et de remplacer les personnes qui ont quitté», ajoute encore le directeur intérimaire du Service des incendies.
Au moment d'aller sous presse, justement, plusieurs rivières du Québec sont sous surveillance et Mascouche n'y échappe pas. M. Boudreau nous confirme d'ailleurs que son équipe est aux aguets.
En 2008, la deuxième partie du Plan sera développée et de la formation encore plus poussée sera dispensée aux personnes concernées. «Il faudrait quand même que les gens apprennent à devenir autonome pour au moins 72 heures. Le gouvernement a déjà commencé à sensibiliser les différentes régions du Québec à cet effet. La population doit se munir de chandelles, de lampes de poche, de réserves d'eau, de solution de repas, comme des fondues, etc., afin de pouvoir se débrouiller quelques jours sans faire appel aux policiers ou aux pompiers qui sont alors très occupés», conclut Jean-Pierre Boudreau.
Cette conclusion devrait faire réagir la population et, en case de crise, les autorités auraient tellement plus de temps pour trouver des solutions.
Vous l’avez appris dans le Trait d’Union
«Il faudrait quand même que les gens apprennent à devenir autonome pour au moins 72 heures»
- Jean-Pierre Boudreau