Sur le Web, on peut lire que des dizaines de femmes font appel à la chirurgie plastique pour ressembler à Barbie. Petit rappel à tous : c'est un personnage! (Photo:Internet)
Pour être belle
Il paraît qu'il faut souffrir… Moi-même très interpelée par les tendances, j'accorde une grande importance à mon apparence physique. Entre les séances chez le coiffeur, la manucure et l'épilation, je réserve plusieurs heures par semaine pour me nettoyer, m'exfolier, m'hydrater et me maquiller. Exagéré? Peut-être un peu. Je garde tout de même un bon équilibre en me permettant de passer la fin de semaine en «joggings» et «oui», je suis capable de faire mon épicerie sans mise en plis et rouge à lèvres.
On le dit, on le répète, la société d'aujourd'hui en est une basée sur l'image. Depuis peu, j'ai remarqué l'arrivée de nouvelles pages dans mes magazines féminins préférés. Il s'agit des publicités de chirurgie plastique. Ces dernières sont plutôt récentes. Avant les années 2000, il n'y en avait pas ou très peu. Les cliniques de chirurgie plastique nous y sont présentées comme des cabinets de dentistes ou des salons de coiffure. Se faire refaire les seins semble désormais aussi normal que se faire refaire une coloration de cheveux. Il me semble qu'il y a une grande différence entre un changement purement externe et une opération au bistouri. Pour moi, la chirurgie plastique demeure un moyen de pallier à une malformation ou encore de corriger un défaut majeur, engendré par un accident ou une maladie, par exemple. Cela dit, on a beau crier au scandale, il est difficile de changer les choses.
La semaine dernière, j'ai été à la fois étonnée, mais combien enchantée de constater qu'après avoir reçu des centaines de plaintes dénonçant la maigreur des mannequins, M. Simons en personne retirait son catalogue "twik" rentrée 2008. Sur le site Internet de la chaîne de magasins Simons, on peut lire une lettre d'excuses du propriétaire. «Après avoir lu attentivement chacune de vos correspondances, je comprends votre déception et votre frustration. Vous pouvez être assurés que je suis en train de prendre les mesures qui s'imposent pour qu'à l'avenir, nous assumions les responsabilités qui correspondent à nos valeurs chez Simons», souligne Peter Simons en promettant de resserrer les critères d'embauche des mannequins. Aux dires de l'homme d'affaires, l'indice de masse corporelle des mannequins devra être jugé normal. Je n'ai qu'un seul mot à ajouter, «Bravo!». Je crois que si la pression de l'apparence diminue sur les adolescents et surtout sur les adolescentes, il y a de bonnes chances que ceux-ci grandissent en beauté, c'est le cas de le dire. Après tout, la beauté ne se trouve-t-elle pas dans les yeux de celui qui regarde?