(Photo : Courtoisie)
«L'école n'est pas adaptée aux réalités des jeunes»
Ginette Grandmont
L'économie, l'autonomie, la mixité du privé et du public et la réussite scolaire résument les préoccupations des membres de l'ADQ et de leur chef Mario Dumont, réunis en caucus, la semaine dernière. Le secteur de l'éducation sera le cheval de bataille de la députée de Masson, Ginette Grandmont dès l'entrée parlementaire en octobre.
Préoccupée par le taux de décrochage auprès des jeunes étudiants, particulièrement les garçons, la députée Ginette Grandmont prépare la prochaine session parlementaire sur cette base.
«C'est décevant de voir les jeunes de 15 ans ne plus s'intéresser à l'école. En fait, l'école n'est pas adaptée aux réalités des jeunes, ils ne s'y reconnaissent plus. Il faudrait les soutenir davantage, les suivre davantage dans leurs démarches, encourager les corps de métiers, leur offrir des possibilités d'avenir. Ils représentent la relève», affirme la députée.
Religion
Le cours Éthique et cultures religieuses, qui entre dans les écoles dès cette année, ne fait pas l'unanimité chez les parents. D'ailleurs, les adéquistes ont revendiqué l'abolition de ce programme dès le début. L'ADQ entend même proposer un moratoire dans les prochaines semaines à l'Assemblée nationale. «Il faudrait remplacer ce cours, dans l'horaire, par une période consacrée à l'enseignement du français. Leur apprendre à mieux écrire ne serait pas à dédaigner non plus», affirme Ginette Grandmont.
En fait, celle-ci croit que les élèves des écoles primaires du Québec devraient avoir le choix de l'enseignement moral ou religieux. «Au primaire, l'esprit critique des élèves n'est pas assez développé pour qu'on leur présente plusieurs religions. Les parents ne sont pas tous aptes à répondre aux questionnements de leur enfant, et les professeurs ne sont pas prêts. En fait, ce cours ne tient pas compte des besoins de la société», explique la députée de Masson.
Commission scolaire
«Nous sommes un parti d'autonomie, nous voulons donner plus de latitude aux parents», mentionne la députée de Masson. Alors que l'ADQ voulait l'abolition des commissions scolaires, Ginette Grandmont parle plutôt de restructuration. «Il faut récupérer l'argent des commissions scolaires et la remettre aux écoles, aux étudiants. C'est la base». Elle réitère l'intention de l'ADQ de remettre 100 $ par semaine aux familles qui dont l'enfant ne fréquente pas une garderie subventionnée.
Et Masson ?
Sur le terrain tout l'été, Ginette Grandmont restera à l'écoute de la population de la circonscription de Masson. Parmi les dossiers qui la préoccupent, il y a les travaux de la route 337, le projet de l'aéroport de Mascouche, les demandes des organismes, les services à la jeunesse, ainsi que le programme de crédits d'impôts pour les aidants naturels, que la porte-parole de l'opposition officielle en matière d'aidants naturels et de l'Office de protection des personnes handicapées du Québec a à cœur. «Il est important de créer des liens avec les citoyens, en leur faisant confiance. Pour ma part, les gens savent que je travaille pour eux», ajoute la députée.