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«Tout semble me ramener à Terrebonne»

Charles Lafortune

par Mélanie Adam
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Article mis en ligne le 16 mai 2008 à 15:53
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«Tout semble me ramener à Terrebonne»
(Photo : Courtoisie)
«Tout semble me ramener à Terrebonne»
Charles Lafortune
Doublement récompensé lors du récentdernier gala Artis, Charles Lafortune mène une brillante carrière comme comédien, improvisateur et animateur. Toutefois, il gardera toujours Terrebonne dans ses précieux souvenirs, comme le lieu où il a vécu ses premières expériences sur scène, comme étudiant d’abord, puis comme artiste professionnel.
«Tout semble me ramener à Terrebonne», indique Charles Lafortune, révélant ses cinq années d’études secondaires au Collège Saint-Sacrement de Terrebonne, il y a plus de 15 ans. Entre ces murs, il a développé une passion pour ce qui mène sa carrière aujourd’hui.

«Pendant mes études secondaires, j’étais très impliqué dans les activités parascolaires. J’étais membre de l’équipe d’improvisation et de la troupe de théâtre. J’étais aussi doué dans le sport, dont le basketball. D’ailleurs, j’ai mérité le titre de la Personnalité sportive et culturelle de l’année lors de ma dernière année au Collège, en 1986», révèle-t-il.

Charles Lafortune garde un très bon souvenir de cette période. «Le directeur de l’époque, Yves Lemire, livrait ses messages aux étudiants par l’interphone lors du premier cours. Sa voix et son intonation rappelait Big Brother, ça me faisait rigoler», raconte-t-il. Certes, il se rappelle de la discipline imposée, mais également des moments de liberté qui lui permettaient de partager son temps entre ses activités et ses études. «Charles Lafortune était très apprécié par le milieu», note le directeur actuel du Collège Saint-Sacrement, Luc St-Louis. Celui-ci lui a enseigné la géographie et les arts, lors de sa première année. «Il était un étudiant doué en tout, avec une intelligence vive, mais très rêveur, toujours dans la lune. Il avait une attitude très douce, il ne disait jamais un mot plus haut que l’autre. Il avait une position de leader dans sa classe et il était un être très positif. Déjà, il se démarquait en improvisation et en théâtre, des domaines qu’il adorait. De plus, Charles Lafortune est toujours demeuré disponible, même après ses années au Collège. D’ailleurs, il a assisté à l’ouverture de la salle de spectacle, en 2001», souligne M. St-Louis.

Avant d’entreprendre des études en théâtre, Charles Lafortune a terminé un DEC en administration. Pendant quatre ans, de 1988 à 1991, il a travaillé comme guide sur le site historique de l’Île-des-Moulins. Plus tard, il était également de la distribution d’un spectacle monté au Moulin Neuf. Dès sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Montréal, en 1993, le comédien a, une fois de plus, repris la route de Terrebonne. «C’est dans le petit Théâtre du Vieux-Terrebonne que j’ai joué dans ma première pièce de niveau professionnel, Le dindon de Georges Feydeau. J’étais très emballé à l’idée de revenir dans la région, après tant d’années passées ici», souligne-t-il.
Projets à venir
Rejoint au volant de son véhicule, entre son émission radiophonique matinale et une réunion de production télévisuelle, Charles Lafortune a une vie professionnelle très chargée. Outre son talent, il doit son succès à son authenticité et à sa générosité. D’ailleurs, Charles Lafortune était très honoré de recevoir, en avril dernier, le trophée Artis dans la catégorie Animateur d’émissions de jeu, pour la troisième année consécutive. Comme en 2007, le public l’a également choisi comme Personnalité masculine de l'année, lors du dernier gala. «Ce sont de belles années. Ces récompenses m'encouragent à continuer», avoue-t-il.

Divisé entre la radio et la télévision, l’animateur apprécie la spontanéité du premier et l’impact qu’a le second sur la société. «L’École des fans a véritablement changé ma manière de voir le métier», mentionne-t-il. Toutefois, il ne renie pas son métier d’acteur, son premier amour, bien au contraire. Les offres continuent de lui parvenir et il a même développé une idée de télésérie, une comédie dramatique basée sur la vie d’une famille éclatée. «L’idée est entre les mains des producteurs», annonce-t-il, se gardant d’en dévoiler les détails.

Dès l’automne ou l’hiver prochain, Charles Lafortune sera également à la barre d'un nouveau jeu-questionnaire hebdomadaire, La classe de 5e, basé sur la version américaine Are you smarther than a fifth grader?. «Je connaissais le concept, il m’intéressait et j’ai mentionné aux producteurs mon intention d’y participer pour une éventuelle version québécoise. J’étais très heureux de recevoir une réponse affirmative», ajoute-t-il. Pour démystifier les règles du jeu, il a même tenté de piéger la journaliste qui se renseignait sur la difficulté des questions. «Comment nomme-t-on le sigle composé des premières lettres ou des initiales d’une désignation et qui se prononce comme un seul mot?», demande-t-il avant d’indiquer, avec moquerie, que les participants peuvent faire appel à un enfant pour les aider. Retour ironique : quel genre d’élève était le jeune Charles Lafortune ? «Je me situais dans les 80 % et plus, j’étais assez bon», mentionne-t-il. En passant, la réponse est Acronyme !

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