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Le Trait d'Union
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Pression artérielle

Article mis en ligne le 15 mai 2008 à 14:46
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Pression artérielle
Il y a deux semaines, j'écrivais qu'il était révolu le temps où on pouvait faire le plein de sa voiture pour 30 $, et ce texte m'a valu plusieurs commentaires de lecteurs. D'abord merci de prendre le temps de m'écrire, c'est toujours un plaisir de vous lire et de vous répondre, mais ce n'est pas là où je veux en venir.
Non, je veux vous parler d'un autre aspect de notre vie qui tend à disparaître tranquillement : les journées sans congestion routière. Je ne parle pas ici de la congestion sur la 25, la 640, le pont Papineau ou la 40, celles-ci font déjà partie de nos vies depuis plusieurs années. En fait, je parle plutôt de la congestion qui survient sur nos routes locales, nos montées et nos boulevards.

Samedi dernier, alors que toute la région convergeait vers les pépinières et centres de rénovation, j'ai eu un petit choc en constatant à quel point la pression commence tranquillement à se faire sentir sur notre réseau routier local. Même chose aux heures de pointe durant la semaine, surtout celle du soir, alors que plusieurs automobilistes ont laissé leur civilité au bureau.

On nous avait dit que le nouveau viaduc de Mascouche allait soulager la congestion aux alentours du mégacentre, mais force est de constater que ce n'est pas vraiment le cas. Au mieux, on va éviter que ce soit pire encore lorsque la phase II sera inaugurée. Mais après, on fait quoi ?

Consciente du problème de congestion à proximité du parc industriel de Lachenaie, Terrebonne a dû abandonner l'idée d'implanter la gare du futur train de banlieue dans ce secteur. Au Trait d'Union, on vit cette congestion à tous les jours, et on peut vous assurez que Terrebonne a pris la bonne décision en choisissant de construire sa gare près du centre hospitalier Pierre-Le Gardeur. Mais après, on fait quoi ?

Je ne dis pas que c'est catastrophique. Je ne dis pas qu'on perd un temps fou. Je fais juste allumer une petite lumière, car je sens que la pression artérielle de notre réseau routier local commence à monter, et qu'aucun signe ne nous indique que cela n'ira pas en se dégradant au cours des prochaines années.

C'est quoi la solution ? Chose sûre, on ne peut pas continuellement faire plus de place à l'automobile. Je ne peux pas m'imaginer une montée Masson à six voies, où un chemin Gascon large comme le boulevard Taschereau. D'ailleurs ce n'est pas dans les plans.

C'est quoi la solution ? On arrête de construire des maisons ? Ça, pensez-y même pas. Au mieux, on pourrait ralentir la cadence, mais ça ne réglera rien.

Est-ce qu'il est utopique de penser qu'un jour des Moulinois laisseront volontairement leur voiture dans l'entrée de garage pour utiliser le transport collectif dans leurs déplacements à proximité ? Est-ce que c'est utopique de croire qu'un jour il y aura une voie réservée au covoiturage et au transport en commun sur le chemin Gascon ? Peut-être pas, car à la problématique de la congestion, il faut ajouter le très actuel problème de la hausse du prix de l'essence. Quand ça coûtera 30$ d'essence et que ça prendra une heure pour aller aux Galeries de Terrebonne, peut-être que les gens seront forcés de changer leurs habitudes. Peut-être que ce jour là, le transport en commun et le covoiturage deviendront la façon la plus efficace de se déplacer dans la région des Moulins.

Je l'écris, mais ça veut pas dire que j'ai hâte qu'on soit rendu là.

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