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Le Trait d'Union
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Quand Éole fait de la politique

Article mis en ligne le 8 mai 2008 à 15:25
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Quand Éole fait de la politique
Cette semaine, Hydro-Québec a dévoilé les noms des huit promoteurs qui ont été retenus pour fournir un total de 2 004 MW grâce à l’aménagement de 15 parcs éoliens dans le sud du Québec. Je sais que je vais faire grincer des dents, mais je suis contre.
D’abord, comme l’a bien expliqué cette semaine François Cardinal de La Presse, nous pourrions collectivement réduire notre consommation, ce qui repousserait notre besoin de développer de nouvelles sources d’énergie. Saviez-vous que si le Québec était un pays, il serait le troisième plus grand consommateur d’énergie au monde après les États-Unis et le Canada ? On fait dure.

D’autre part, jusqu’à maintenant, tous les gouvernements, péquiste et libéral, on fait de la politique sur le dos des éoliennes. On n’a pas construit des éoliennes en Gaspésie à cause des forts vents, mais plutôt parce qu’il fallait trouver une solution pour sortir la péninsule de son marasme économique et démographique. En vérité, les forts vents sont dans le Nord du Québec. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est un rapport publié en juin 2005 et préparé pour le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, qui trace l’inventaire du potentiel éolien exploitable du Québec.
Vent du Nord
Selon ce rapport, la région du Nord-du-Québec dispose d’un potentiel de 3 473 023 MW en énergie éolienne, alors que la deuxième région, la Côte-Nord, «produit» des vents pour 361 488 MW. Encore mieux, les lignes de transport à 735 kV sont déjà là, à l’ouest elles rejoignent la Baie James et à l’est la centrale Churchill au Labrador.

L’autre chose, c’est que pour moi les éoliennes, c’est bon pour les pays qui ne possèdent pas un potentiel hydroélectrique comme celui du Québec. Les barrages hydroélectriques ne polluent pas plus que les éoliennes mais sont doublement durables. La centrale Shawinigan-2, mise en service en 1911, produit toujours 200 MW. On ne peut pas en dire autant des éoliennes qui, en Gaspésie notamment, ont vieilli prématurément.

Finalement, malgré des avancées technologiques évidentes, les éoliennes sont peu productives par rapport aux turbines hydroélectriques. Autrement dit, il en faut des éoliennes pour produire l’équivalent en électricité d’une centrale de moyenne taille comme celle de Chelsea sur la rivière Gatineau.

Comparons des pommes avec des pommes. Parmi les projets retenus cette semaine par Hydro-Québec, il y a celui du consortium St-Laurent Énergies qui construira 75 éoliennes pour produire un total de 150 MW. Mais… avez-vous imaginé ce que ça représente un parc de 75 éoliennes d’une hauteur de 80 mètres, et d’une largeur (les pales) de 77 mètres ? Ça équivaut à 75 édifices de 27 étages construit en pleine nature.

Sur la rivière Gatineau, la centrale Chelsea produit 153 MW et n’occupe que le volume de son bâtiment principal d’une hauteur de 40 mètres par 60 mètres de large environ.

Où je veux en venir ? Et bien, depuis une vingtaine d’années, le gouvernement, par le biais d’Hydro-Québec, a dépensé plus de 200 M $ en études pour analyser la faisabilité de construire trois centrales sur la rivière Grande-Baleine, pour une production totale de 3 210 MW. La seule chose qui manque, c’est une entente avec les premières nations, les Cris notamment. Avec un peu de volonté le gouvernement pourrait sûrement arriver à une entente «gagnant-gagnant».

Surtout que cette fois-ci, les profits iraient dans les poches d’Hydro-Québec et non dans celles des promoteurs privés.
Absurdité

Pour faire un lien avec l’actualité locale, en voulez-vous une bonne ? La centrale électrique au gaz du site d’enfouissement de BFI à Lachenaie produit présentement 4 MW d’électricité grâce au captage de ses biogaz. Elle pourrait en produire plus, environ 16 MW, mais Hydro-Québec refuse de revoir le contrat initial. Les gaz sont donc brûlés inutilement.

Le hic (ou le rehic), c’est qu’Hydro-Québec vient d’accepter de payer 10,5 cents le kw/h pour de l’énergie éolienne (incluant le transport), mais refuse d’acheter l’énergie de BFI, déjà disponible, qui lui coûterait environ 7 cents le kw/h, incluant le transport. Là, c’est Hydro-Québec qui fait dure.

Est-ce qu’il y a quelqu’un qui peut leur expliquer que le concept de développement durable implique aussi une certaine dose de «gros bon sens» ?

***
Défi têtes rasées
Il y a quelques semaines, je vous ai parlé de ma participation au Défi têtes rasées de Leucan. Depuis quelques jours, il est possible de faire un don par le biais d'Internet, et ce, en cliquant sur la bannière du haut du site du Trait d'Union www.letraitdunion.com).

Ensuite, vous allez au bas de la page et vous verrez le nom des trois participants de Médias Transcontinental pour la région Laval – Laurentides – Les Moulins, soit Réjean Monette, Janick Duguay et moi. Cliquez sur le lien sous un des noms «defileucan.ca» et suivez ensuite les procédures. Pas besoins de donner 100 $, juste un petit 2 $ serait bien apprécié.

Mon objectif, amasser 2 000 $ avant le 23 mai, date où je passe au «clipper», et ce, lors d'une soirée casino qui se tiendra à Laval.

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