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Solidité et continuité

par Jean-Guy Ladouceur
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Article mis en ligne le 8 mai 2008 à 13:04
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Solidité et continuité
Claude, Fernand, Serge et Alain Lapierre. (Photo : Yves Ranger)
Solidité et continuité
À l'instar de plusieurs autres compagnies similaires, en 1969, Fernand Lapierre démarre une petite entreprise de fabrication de roulottes Satellite, qu'il nommera Construction Mobilco. À peine quelques années plus tard, alors que toutes les autres entreprises ferment leurs portes, la petite entreprise terrebonnienne, originaire de St-Lin, poursuit son chemin.
Avec cinq ou six employés, Fernand Lapierre construit près de 20 roulottes la première année et il augmente son rythme régulièrement au fil des années, tout en engageant le personnel nécessaire.

Entre-temps, une autre compagnie de Ste-Anne-des-Plaines fait ses preuves dans un domaine connexe, Roulottes Ste-Anne, et se fait une réputation enviable. «J'ai dit au propriétaire : quand tu voudras vendre, je suis intéressé à acheter. Quand il s'est dit prêt, ça n'a pas été long, on s'est entendus», révèle Fernand Lapierre. Cette transaction s'est éventuellement concrétisée en 1995.
Déménagement
En 1978, devant l'expansion importante du phénomène du véhicule récréatif, Construction Mobilco déménage à Terrebonne afin d'obtenir encore plus de visibilité. L'entreprise décide également de diversifier ses produits et de vendre au détail.

Encore une fois à cause de la popularité des produits des véhicules récréatifs, Mobilco se voit dans l'obligation de trouver un local mieux situé, mieux adapté et offrant plus d'espace. L'entreprise opte en 1984 pour le parc industriel de Terrebonne. Un an plus tard, un terrible incendie rase complètement le commerce. Tenace, le propriétaire choisit de tout recommencer, exactement au même endroit, de tout reconstruire.
Du sang nouveau
Après avoir fait leurs classes dans l'entreprise, Claude et Alain Lapierre, deux des fils de Fernand Lapierre, décident de s'impliquer davantage et deviennent actionnaires avec leur père en 1995. Claude prend la charge du service et Alain celui de l'atelier. «J'étais fier et heureux de leur décision. Ce sont des gars travaillants, efficaces, très compétents et volontaires», ajoute M. Lapierre.

C'est d'ailleurs à cette époque qu'ils acquièrent Roulottes Ste-Anne, notamment dans le but de faciliter la vente au détail de certaines marques de véhicules récréatifs dont Roulottes Ste-Anne avait l'exclusivité.

Tous ces changements et l'expansion de Mobilco obligent encore une fois la compagnie à choisir un nouveau local et en 1998, ce sera le boulevard des Entreprises à Terrebonne qui répondra le mieux aux besoins de l'entreprise et à ses besoins grandissants en terrain et en espace de bâtisse.

Serge Lapierre, un troisième frère, joint le groupe d'actionnaires de la famille en 2003 et prend la direction du département des ventes.

En parlant de son quatrième fils, Papa Lapierre dit fièrement de lui : «C'est un artiste de la bande dessinée. Il gagne bien sa vie de cette façon».
Avenir
Dans la hiérarchie actuelle, Alain a la responsabilité de Mobilco (plans et décoration), en plus de donner un coup de main à Claude, directeur général de Roulottes Ste-Anne, pendant que Serge, qui a acquis son expérience dans la vente d'automobiles, continue à gérer le secteur des ventes.

au cours des années, Mobilco a développé une chaîne de fabrication de roulottes de parc qui fait sa fierté et qui construit plus de 100 unités par année, et les vend toutes.

L'inventaire de Roulottes Ste-Anne compte plusieurs centaines de véhicules neufs (d'une valeur de plus de 6 M $) et plus de 100 VR usagés (d'une valeur totale de 1 M $), de même que quelques autres produits.

Mobilco et Roulottes Ste-Anne emploient une soixantaine de personnes et présentent un chiffre d'affaires avoisinant les 20 M $ annuellement.

Jouissant d'une excellente santé, Fernand Lapierre avoue ne plus travailler assiduement. Il lit beaucoup et joue un peu au golf. «Je ne suis pas stressé, je n'ai jamais pris une seul pilule dans ma vie, je pense même que je n'ai jamais eu un seul mal de tête», dit celui-ci.

La compagnie continue son développement, mais ne semble pas vouloir se développer au-dessus des réalités actuelles, à moins que la relève…

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