Roger Baril doit la vie aux agents Anthony Gadbois, Thierry Rocheleau et Shedly Jetté, ainsi qu'aux ambulanciers François Gratton et Jean-Martin Mondoux. (Photo : Jacques Beauchemin)
Sauvetage en trois actes pour un Mascouchois
Le Mascouchois Roger Baril peut remercier les policiers de Mascouche et les ambulanciers qui, grâce à leur intervention rapide, lui ont sauvé la vie.
Le 21 mars dernier, après quelques emplettes, Roger Baril a senti un malaise. Il était alors seul à la maison. «J'attendais mon épouse Micheline et ma fille Chantale, après leur magasinage. Je ne me souviens même plus leur avoir ouvert la porte à leur arrivée. Il semble que mon regard en disait long sur les douleurs que j'avais à l'estomac», raconte M. Baril.
Inquiètes, les deux femmes ont composé le 9-1-1. Par chance, trois agents de police circulaient dans le secteur. Quelques minutes plus tard, ils prenaient connaissance de l'état de l'homme de 65 ans. «Il était en difficulté respiratoire. Nous lui avons proposé un masque à air pour l'aider», explique l’agent Anthony Gadbois.
Puis, Roger Baril est tombé insconscient. Il était en arrêt respiratoire. Immédiatement, l’agent Gadbois et son collègue, Thierry Rocheleau, ont effectué les manœuvres de réanimation, tandis que l'agent Shedly Jetté tentait de rassurer les proches de la victime. «Je n'ai même pas eu conscience d'avoir discuter avec les policiers. Tout est noir jusqu'à mon réveil à l'hôpital, le lundi suivant», ajoute M. Baril.
Arrivée sur les lieux trois minutes plus tard, l'équipe d'ambulanciers a pris la relève. «Nous avons procédé à la défibrilation et le cœur a repris son pouls. Toutefois, il a fallu refaire la même action avant de quitter la résidence. Dans l’ambulance, M. Baril était revenu à lui», explique l’ambulancier François Gratton,.
Conduit au Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur, le Mascouchois a été ensuite transféré à l’Institut de cardiologie de Montréal pour subir des traitements. Le jeudi suivant, il recevait son congé. Roger Baril n’a gardé aucune séquelle de son incident.
«Sans l’intervention des policiers, les chances de survie de M. Baril étaient presque nulles», mentionne M. Gratton. D’ailleurs, celui-ci indique qu’un arrêt cardio-respiratoire qui persiste plus de dix minutes, sans intervention, peut être fatale. «Un massage cardiaque pratiqué en attendant les services d’urgence peut réduire les risques de séquelles. C’est pourquoi il est important que les citoyens soient renseignés sur les manœuvres de RCR. On ne sait jamais quand un incident comme celui-là peut survenir», ajoute M. Gratton.
Le 25 avril, les policiers Shedly Jetté, Thierry Rocheleau et Anthony Gadbois, ainsi que les ambulanciers François Gratton et Jean-Martin Mondoux, ont rendu visite au retraité à sa résidence, qui en a profité pour les remercier. «Dans ma malchance, j’ai été chanceux que les policiers soient si près de chez moi. Toutefois, il serait nécessaire que chaque voiture de police soit munie d’un appareil de défibrilation, je peux en témoigner aujourd’hui», commente celui qui se souviendra longtemps de cette période de Pâques.
PHOTO : policiers