Libre opinion
Je n’ai pas l’habitude de répondre personnellement à des opinions émises dans les journaux car je préfère l’action aux discours et de ce fait, j’estime que je dois investir mon temps de la façon la plus productive pour la communauté.
Cependant, je ferai exception suite aux propos tenus par M. Laurent Lévesque, vice-président du Comité environnement Les Moulins, publiés dans le Trait d’Union du 19 avril dernier.
Non pas que je ne sois pas d’accord avec une bonne partie de ses propos portant sur l’importance de la préservation des milieux humides et des tourbières, bien au contraire. D’ailleurs, sur l’ensemble du territoire de la Ville de Terrebonne, nous travaillons en ce sens avec les nombreux partenaires que sont les ministères de l’Environnement et du développement durable, le ministère de la Faune, Canards Illimités, Éco-Nature, le ministère de l’Environnement du Canada et j’en passe. Et le tout, dans le respect de toutes les lois concernant la préservation et la mise en valeur des écosystèmes et de la biodiversité, mais également dans le respect de notre politique environnementale et de notre Plan Vert, eh oui ! de Terrebonne, qui démontre notre engagement sans équivoque envers le développement durable. D’ailleurs, deux ans à peine après son adoption par le conseil municipal, on peut déjà mesurer concrètement les résultats atteints et le travail accompli, particulièrement au chapitre de la préservation et de la mise en valeur de notre patrimoine naturel. Réhabilitation et mise en valeur de la future réserve faunique du Ruisseau de Feu, préservation et mise en valeur du Parc de la Rivière, un bijou, achat d’îles de la rivière des Mille-Îles pour fin de conservation, inventaire et acquisitions prochaines de bandes riveraines d’intérêt écologique pour fin de protection et de mise en valeur, et j’en passe. Ce ne sont là que quelques exemples des actions concrètes que nous avons posées.
Ce qui me surprend et me déçoit, ce n’est pas que vous teniez des propos sur l’importance de la protection de l’environnement, j’en tiens également chaque fois que j’en ai l’occasion afin de sensibiliser tous et chacun sur l’importance de cet enjeu pour notre avenir et celui de ceux qui nous suivront. D’ailleurs, la Ville de Terrebonne a été choisie parmi les six villes qui composent le comité-conseil du programme Éco-municipalité parrainé par « Jour de la Terre » où j’ai eu l’occasion de prendre la parole, à leur invitation, lors du lancement médiatique du Biodôme de Montréal le 15 avril dernier. En invitant la Ville de Terrebonne, Jour de la Terre reconnaît notre action en matière de protection de l’environnement et c’est un honneur pour l’ensemble de la population de Terrebonne, dont vous faites partie, mon cher Laurent.
Non, ce que je déplore, ce sont ces allusions constantes, depuis plus d’un an, quant à la bonne foi et l’intégrité de l’administration de la Ville de Terrebonne, le tout basé sur un document de travail que l’on peut qualifié de très préliminaire et qui n’a jamais été approuvé par le conseil municipal, parce qu’incomplet et loin des objectifs que nous nous sommes donnés au plan environnemental. D’ailleurs, je me pose encore la question à savoir comment, un document de travail interne et confidentiel, qui ne représente pas la position du conseil a pu se retrouver en votre possession. Mais soyez rassuré, je n’ai pas l’intention de dépenser des fonds publics pour le savoir.
Cependant, j’aimerais clarifier un point une fois pour toute : Nous n’en sommes qu’au début de l’exercice et vos propos tendancieux quant à notre bonne foi et nos intentions ne rendent service à personne et ternissent inutilement la très bonne réputation que la Ville de Terrebonne s’est méritée au cours des dix dernières années et ce, par le travail acharné d’une multitude de gens qui, tout comme vous, ont cette cause à cœur. Ce sont souvent les conséquences mêmes de la nature des procès d’intention. Mais soyez assuré, nom cher Laurent, que nous ne nous laisserons pas distraire de nos objectifs et que nous sommes plus que jamais déterminés à poursuivre nos actions et notre travail afin de consolider la notion du développement durable dans tous ses aspects et sur l’ensemble du territoire de la Ville de Terrebonne. Et je dis bien développement durable, une approche qui se doit de concilier la nécessaire obligation du développement économique et social, permettant de créer la richesse afin de mieux la redistribuer au projet de l’ensemble des citoyennes et citoyens de Terrebonne, avec la toute autant nécessité de ne pas compromettre l’avenir de notre planète et ce, au profit des générations futures.
Nous allons poursuivre nos efforts, jour après jour, avec la collaboration de tous nos partenaires publics et privés et dans le respect des lois, mais également dans le respect de nos engagements envers notre population.
Et tous ceux et celles qui, de bonne foi, voudront s’impliquer dans cette direction, seront toujours les bienvenus car leur apport est tributaire de notre réussite collective et je n’ai aucun doute qu’avec la détermination dont nous sommes capables, nous réussirons !
Et le temps venu, lorsque le travail sera complété en tout respect des principes de conservation et de mise en valeur qu’impose le développement durable, les citoyennes et citoyens de la Ville de Terrebonne seront à même de constater qu’une fois de plus, la Ville de Terrebonne a respecté ses engagements et que vos propos étaient inutilement alarmistes. À ce moment, trois choix s’offriront à vous : applaudir et être bon joueur en reconnaissant la qualité de notre travail, ce dont je doute fortement compte tenu de vos propos au lendemain de l’annonce du magnifique projet de conservation et de réhabilitation du Ruisseau de Feu; admettre que vous avez eu tort de douter de notre bonne foi; ou bien, prétendre que tout cela n’aurait été possible sans vos nombreuses interventions et ainsi revendiquer tout le crédit de cette future réussite. Cette option me semble la plus probable, car il ne semble pas dans votre culture de faire amende honorable et de reconnaître que tout comme vous, d’autres ont à cœur la préservation de l’environnement et qu’ils posent des gestes concrets pour ce faire.
Et je le dis une fois de plus, je ne mets pas en doute votre sincérité et votre bonne foi quant à l’intérêt que vous portez à la protection des milieux humides et de l’environnement en général, ce sont des valeurs qui vous honorent.
J’espère cependant, qu’avec le temps, vous accorderez autant d’importance aux valeurs du respect des autres, de leur bonne foi et de leur intégrité, que vous le faites présentement pour le respect de l’environnement. Alors, il sera sûrement possible à ce moment-là, de travailler ensemble dans la même direction au profit de toute la communauté. Car n’oubliez pas ce principe qui veut que toute forme de partenariat, dans quelque domaine que ce soit, repose sur le respect et la confiance que se portent mutuellement les partenaires ce qui, force est d’admettre, n’est pas notre cas présentement. Cependant, je crois en des jours meilleurs et je ne perds pas espoir qu’un jour, ce sera possible de travailler ensemble.