L’ADQ veut créer une Agence québécoise du cancer
L’Opposition officielle a déposé à l’Assemblée nationale, le projet de loi 393 visant la création d’une Agence québécoise du cancer. Les députés de Terrebonne et de Masson, Jean-François Therrien et Ginette Grandmont, assurent qu’une telle agence était nécessaire pour lutter adéquatement contre le cancer.
«Le Québec est en perte de vitesse dans la lutte contre le cancer par rapport aux autres provinces canadiennes. Le Québec a besoin d’un leadership renouvelé, d’un nouveau joueur qui pourra coordonner les efforts de tout le monde. Créer une Agence québécoise du cancer, c’est remettre de l’ordre et du leadership dans la lutte contre cette maladie qui a fait plus de 20 000 décès l’an dernier».
Le porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Éric Caire, a déposé le projet de loi 393 accompagné des représentants de la Coalition Priorité Cancer.
Les députés adéquistes rappellent que l’ADQ s’est inspiré des autres agences qui existent déjà ailleurs au Canada pour préparer le projet de loi 393. « En Alberta, en Colombie-Britannique et en Ontario, de telles agences permettent de mieux orienter les efforts et les ressources pour lutter contre le cancer. Leur bilan s’est considérablement amélioré depuis que les experts, les organismes, les centres hospitaliers et le gouvernement se sont assis à la même table. Actuellement au Québec, l’absence de leadership gouvernemental nous empêche de transformer les efforts de tous en résultats concrets pour la population. Pour devenir les meilleurs, il faut s’inspirer des meilleurs. »
Enfin, les députés adéquistes ont tenu à rendre hommage à celle qui a parrainé, avec M. Caire, l’élaboration de ce projet de loi et qui en a fait le dernier combat de sa vie, Joëlle Lescop. « C’est Joëlle Lescop qui a permis à l’ADQ de déposer ce projet de loi. Madame Lescop est décédée hier après avoir combattu le cancer, et le projet de loi 393 est un hommage à toutes ces luttes que cette grande Québécoise a menées tout au long de sa carrière de médecin pour améliorer la qualité des soins offerts aux Québecois et pour réorienter notre système de santé vers la bonne priorité, le patient », ont conclu M. Therrien et Mme Grandmont.