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Le Trait d'Union
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Tenez-vous bien, Les chasseurs de menteur s’en viennent

Article mis en ligne le 3 avril 2008 à 14:23
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Tenez-vous bien, Les chasseurs de menteur s’en viennent
@BV :Richard Allard, Éric Labelle et Jocelyn Marleau, trois des cinq membres du groupe. (Photo :Gérard Legault)
Tenez-vous bien, Les chasseurs de menteur s’en viennent
Les chasseurs de menteurs. En choisissant un tel nom, les cinq musiciens de Lanaudière ne voulaient pas passer inaperçus. Gageons qu’ils réussiront. Quand on se passionne autant pour la musique, il est normal de vouloir laisser sa marque. Savoir créer une ambiance festive y contribue certainement. En mélangeant les genres, le groupe suscite la fête dans le cœur de chacun.
Mosaïque n’est plus. Le groupe a délaissé ce nom. Trop banal, trop commun. En participant au concours de TVRM Défi Clip, le groupe voulait ainsi se faire connaître sous un nouveau jour. Pourquoi Les Chasseurs de menteurs? « Y’avait un menteur dans notre groupe alors on l’a chassé », répond spontanément Jocelyn Marleau, le rigolo de la formation.

Avec ces chasseurs, la bonne humeur s’insère d’elle-même. Peut-être en raison du côté hétéroclite du groupe. Ils sont si différents l’un de l’autre. Du moins les trois musiciens présents devant moi au Café Morgane mercredi matin. Le chanteur Éric Labelle fait plutôt jeune premier avec son look bon garçon. Richard Allard, lui, a un petit côté Victor-Lévy Beaulieu avec sa longue barbe. Quant à Jocelyn Marleau, c’est visiblement l’élément «party» du groupe. Avec lui, un calembour n’attend pas l’autre. Il tourne tout en blague même ce qui ne porte pas à rire. Sans doute sa longue expérience de chansonnier lui a développé ce sens de la répartie bien utile pour garder l’attention du public.

Tom Baker et Richard Martel sont les deux autres chasseurs absents ce matin-là : le premier au clavier et le second, à la batterie. Américain d’origine, Tom s’est égaré entre Montréal et Repentigny après être tombé amoureux fou d’une Québécoise. Ah, l’amour!

Richard Allard est sans doute celui qui se démarque le plus professionnellement. Son curriculum vitae est long et rempli. Pendant deux ans, il a joué dans Aut’chose, le groupe de Lucien Francoeur. Du rock pur et dur qui développe assurément le sens du rythme chez un musicien. Pas question d’en savoir plus sur son vécu auprès du rockeur urbain Francoeur. La discrétion signe de toute évidence sa ligne de conduite. On n’en saura pas davantage sur tous les rockeurs bien connus qu’il a côtoyé comme Gerry. Zut!

Tom Baker, lui, a une formation en musique classique et Jocelyn a étudié un peu l’improvisation musicale en jazz. Éric touche aussi le piano.

À voir de telles personnalités différentes, il est difficile à imaginer que la sauce puisse lier. Pourtant, les cinq compères ont un plaisir fou à jouer ensemble, à écrire et composer en groupe. Chacun amène sa propre couleur et alimente ainsi un répertoire diversifié : rock, country, salsa, jazz, disco.

La culture française est au cœur de leurs préoccupations. La langue française, «L’envolée», ou encore l’injustice subie par les Patriotes, « Le vieux chêne ». « Si tu veux savoir où tu t’en vas, il te faut savoir d’où tu viens », lance Richard Allard, pour justifier le clin d’œil historique inclus au répertoire.

Éric Labelle, dont le beau-père fréquente depuis longtemps son voisin Gilles Vigneault, s’inquiète lui aussi de l’avenir de la langue française. Même sans grandir dans un milieu favorable aux arts, il a toujours su qu’il avait envie de faire de la musique. Et en français, s.v.p.! Dans la mine où il travaillait, jadis, il écrivait déjà des textes.

« On aimerait bien faire une toune qui se démarque, fait savoir Éric Labelle. Attirer l’attention sur l’une de nos chansons. Ensuite, on pourrait faire découvrir le reste. »

« Faut pas avoir peur de tomber dans les clichés », ajoute le guitariste Allard, qui veut d’abord et avant tout jouer les pièces qui lui plaisent et non pas celles qui correspondent aux courants. Le groupe donne en exemple le succès des chansons des Cowboys Fringants et de Kaïn, pourtant de style populaire.

Pour en savoir davantage sur groupe hétéroclite, il faut aller sur le site www.myspace.com

« Nous, on raconte la vie», conclut simplement le chanteur Éric Labelle.

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