Le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière de famille et d’aînés, Stéphane Bergeron, le député de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Martin Lemay, ainsi que le candidat du PQ de la circonscription de Masson, Guillaume Tremblay, ont rencontré les organismes et les intervernants régionaux. (Photo : Yves Ranger)
Pour une politique familiale axée sur les besoins
En visite dans la circonscription de Masson, le 1er avril dernier, le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière de famille et d’aînés, Stéphane Bergeron, et le député de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Martin Lemay, ont tâté le pouls auprès de différents intervenants locaux et régionaux afin de connaître les principales préoccupations de la population en matière de politique familiale.
«Qu’est-ce que qu’on pourrait faire différemment pour soutenir davantage les organismes et municipalités en matière de politique familiale ? C’est ce qu’on veut savoir», explique Stéphane Bergeron.
Des lacunes dans les horaires des centres de la petite enfance et des services de garde, dans les services offerts en dehors du cadre scolaire, ainsi que ceux donnés aux aînés et à la clientèle handicapée, ont été mentionnés à la table. Demandées par la chef du PQ, Pauline Marois, ces rencontres seront prises en considération pour l’application de mesures futures.
«Selon nos observations, les familles ont trois grands besoins à satisfaire : davantage de temps à passer ensemble, du soutien dans les services reliés à la naissance, à la rentrée scolaire, à l’achat d’une propriété ou autres, ainsi qu’un plus grand espace et accès accordé aux services reliés à la famille dans la communauté. Il est primordial de se pencher sur ses trois principes pour dresser la politique familiale», continue le député de Verchères.
Le manque de places en garderie, dans une circonscription en pleine croissance comme Masson, est un exemple des insatisfactions des familles actuellement. «Les 2 000 places octroyées l’an dernier sont bien peu par rapport à la demande. Ce que nous pensons, c’est qu’il faut avoir un plan directeur solide et le suivre afin de répondre aux besoins des familles», note M. Bergeron.
Est-ce que le Parti Québécois a des solutions à soumettre ? «Doit-on modifié la loi du travail pour y inclure une clause de parentalité au plan des vacances, par exemple ? La conciliation travail-famille et la semaine de quatre jours, mis de l’avant par le PQ en 2003, avaient été accueillis favorablement par la population. Les libéraux n’ont rien fait à ce niveau», soulève Stéphane Bergeron.
Selon les députés présents, la souveraineté est une des clés du financement de ces projets. «Le gouvernement québécois n’est pas pauvre, contrairement à ce qu’on pense. Il a des ressources qu’il a laissé filer en taxes : ne faudrait-il pas rapatrier l’ensemble de ces taxes pour en prendre plein pouvoir ? Peut-on se permettre de recommencer à rêver ? C’est la principale visée du PQ», termine-t-il.
PHOTO : parti quebecois