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L'enfant "Roy"

Article mis en ligne le 28 mars 2008 à 14:49
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L'enfant "Roy"
Je ne suis tellement plus capable d’entendre parler de «l’affaire Roy»… que je suis obligé d'ajouter mon grain de sel à toute cette affaire.
Pour moi, cette histoire n’a pas grand chose à voir avec le hockey, ou si peu. C’est une question d’éducation.

Le comportement de Jonathan Roy s'explique du fait que c'est un jeune trop gâté, qui a eu comme modèle un père impulsif, qui règle ses conflits en démolissant tout. Un petit mal-élevé surprotégé qui a probablement toujours eu tout ce qu’il voulait, et ce, même s’il possède un talent très moyen.

En effet, comme gardien numéro deux des Remparts de Québec, il a cumulé une «impressionnante» fiche de trois victoires et dix défaites lors de la saison régulière 2007-2008.

Son père, au moins, avait «l’excuse» d’avoir du talent, d’avoir fait ses preuves en cumulant les trophées et records. Cependant, je ne sais pas pourquoi, mais j’aime mieux Brodeur. Plus calme, plus équilibré.
Relation père-fils
Mais revenons à Jonathan. Le commentaire le plus sincère que j’ai entendu à son propos, c’est le grand-papa, le père de Patrick, Michel Roy, qui l’a fait.

Tout en défendant son fils, Michel Roy, ex-délégué du Québec à Chicago, ancien sous-ministre du Tourisme, maintenant président du conseil de Téléfilm Canada, a qualifié les gestes de son petit-fils d’«inacceptables» et d’«inexcusables». C’est le grand-père autoritaire qui parle à son petit-fils.

À l'inverse, grand-papa Roy ferme les yeux sur les agissements de son propre fils. Michel Roy ne croit pas que Patrick ait commandé le geste de Jonathan. Ici, laissez-moi douter de l’objectivité du père – et du biographe – envers son fils.

Avez-vous visionné l’entrevue de Patrick Roy après le match fatidique du 22 mars ? Monsieur a répondu aux journalistes qu’il «faisait signe à des spectateurs». Ben oui !!!!

Tout ça, sans compter les propos qu’il a tenus envers un journaliste, mais que personne n’a voulu dévoiler publiquement. Que RDS et TVA passent l’extrait ou non, ce n’est pas ça qui est important. Ce qu’il faut retenir, c’est que personne n’a nié que l’ancien portier du Canadien avait tenu des propos injurieux. C’est aussi «inacceptable» et «inexcusable» que les «fingers» du fils.
Pour ou contre les bagarres
À part avoir fait couler beaucoup d'encre, la saga des Roy aura au moins le mérite d'avoir relancé le débat sur la pertinence des bagarres au hockey. Les bagarres seront-elles abolies un jour ? À vrai dire ça m'indiffère un peu.

Ce que je trouve important pour ces milliers de jeunes qui espèrent un jour faire partie de la grande ligue, c'est qu'ils se donnent toutes les chances de mener une bonne vie, peu importe s'ils sont repêchés ou pas. Et le seul moyen de se prémunir contre toute éventualité, c'est d'avoir un plan B, comme dans "Bonne formation" (professionnelle, collégiale ou universitaire).

Bagarres ou pas, tant que la Ligue de hockey junior majeur du Québec ne se dotera pas d'un programme sérieux de hockey-études, des milliers de jeunes vont continuer de jouer à la roulette russe avec leur avenir, pendant que les propriétaires d'équipe vont continuer d'assurer leur propre avenir (financier) grâce, entre autres, aux bagarres.

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