Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Le Trait d'Union
Concours Classique Golf
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Peintre remarquée et ambassadrice moulinoise

par Diane Legault
Voir tous les articles de Diane Legault
Article mis en ligne le 28 mars 2008 à 12:57
Soyez le premier à commenter cet article
Peintre remarquée et ambassadrice moulinoise
Nancy Aubut (Photo :Yves Ranger)
Peintre remarquée et ambassadrice moulinoise
Nancy Aubut est de la trempe des grands, ceux qui réussissent à faire jaillir les émotions de celui ou celle qui scrute leurs tableaux. Parmi mille toiles, on peut reconnaître celles signées de sa main. On ne peut toutefois rester indifférent devant ses oeuvres au style original et inspirant, avec leurs contours rouges ou noirs et leurs reliefs harmonieux qui captent l'attention.
Qui de mieux que celle qui vient aussi de se découvrir des talents d'écrivaine et qui a lancé son premier bouquin cette semaine, pour décrire sa démarche artistique de peintre : «Je cultive les hasards, parfois c'est l'accident à réparer, plus souvent c'est la source d'inspiration, ou encore la voie à explorer. Je crois que chaque accident abrite un potentiel à découvrir. Il y a une espèce de joute amicale entre moi et le médium. Habituellement, il se plie à ma volonté, mais j'aime aussi lui lâcher la bride, qu'il s'emballe et me surprenne, alors je découvre une oeuvre non préméditée, comme créée d'elle-même», d'expliquer celle qui vibre au rythme des jaunes ocres et des terres de Sienne brûlées.

«Je ne suis pas peureuse». Effectivement, Nancy Aubut a toujours osé avec un élan de provocation dans chacune de ses toiles texturées, réalisées à la spatule. Elle joue avec divers médiums, aquarelle, acrylique, pastel, collage, papiers et transfert d'images, et y insère parfois, au fil de son inspiration, des objets ne faisant pas partie de la peinture traditionnelle. «C'est le fond du tableau qui déterminera son rythme et sa suite», commente-t-elle en ajoutant : «Je suis tellement près de mes émotions qu'il faut absolument que je les exprime».

Après avoir pris part à de nombreuses expositions collectives, elle perce en solo depuis 1997. C'est sa plus récente, la sixième, «Éveil autisme, un état d'être présentée par Nancy Aubut», qui a amené à écrire celle qui manie tout aussi bien les mots que les pinceaux. Les derniers de ses nombreux succès témoignent de son statut d'ambassadrice moulinoise. Nancy Aubut a effectivement remporté le 3e prix du très prisé Concours national de peinture Rêves d'automne 2007 de Baie-St-Paul, réservé à des artistes peintres triés sur le volet. Mentionnons aussi un 3e prix national au concours Art en vol du Musée national de l'aviation à Ottawa.
Pulsion de création
Habituée à créer quotidiennement à travers sa profession de graphiste, et enceinte de son fils Étienne, la Terrebonnienne avait besoin de satisfaire cette pulsion de création, lors de son congé de maternité. Les premiers moments d'une carrière qui va en crescendo s'enclenchaient. Son thème initial : la maternité, auquel se succéderont les déesses et les personnages féminins empreints de divers sentiments et émotions. Une période où ses tableaux transcenderont la condition des femmes, la famille, représentée par les oiseaux. Fidèle à ses émotions, elle plongera sans retenue dans l'univers de l'autisme, celui de son fils Étienne aujourd'hui âgé de 12 ans, et le sien, par le fait même. Elle mettra à nu une dimension humaine de l'autisme encore peu, voire totalement inexploité. À sa façon, elle démystifiera davantage ce trouble neurologique auprès d'un large public. «Quand Étienne a été diagnostiqué autiste à l'âge de trois ans, il m'a vraiment obligée à prendre du recul et à voir ce qui me rapportait le plus de satisfaction dans la vie, la peinture», de confier la maman artiste.

Après cet épisode de création, qui, avoue-t-elle, lui a permis d'extérioriser sa lourdeur quotidienne, Nancy Aubut a ressenti un besoin, «celui de me changer les idées, de voir du monde, mes amis, ce qui m'a inspiré la série de toiles théières et cafetières. Quels sont mes petits bonheurs à moi, à part la peinture?» Aller prendre un thé ou un café, voilà le prétexte aux rencontres conviviales, aux petits bonheurs, réflexion qui lui a permis d'offrir une série de toiles éclatantes de couleurs, de luminosité et de reflets révélateurs. L'artiste de Terrebonne poursuit maintenant son cheminement à travers les regards, ceux-ci étant le reflet de l'âme, à ce que l'on dit. «Parce que la perception des petits bonheurs est différente selon les personnes», indique-t-elle.

Celle qui a toujours été très impliquée comme artiste locale et à titre de membre de l'organisation du Festival de Peinture de Mascouche concocte sa «Théière» assez spéciale pour la prochaine exposition et le concours de Baie St-Paul. Elle se consacre aussi à la préparation de son exposition chez Loung Opticine, vitrine artistique très achalandée située juste à côté du Musée des Beaux Arts de Montréal.

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins