Frédéric Hébert, à fleur d'eau
Le jeune athlète de 14 ans, Frédéric Hébert, continue de plonger dans la vie à pieds joints. Récemment classé 17e aux Championnats canadiens Seniors, il ne cesse d'afficher des médailles sur les murs de sa chambre. Cet athlète prometteur à de quoi rendre fiers les Terrebonniens.
Le plongeon n'a presque plus de secret pour Frédéric Hébert qui entretient sa passion depuis l'âge de quatre ans. «Plus jeune, je suivais des cours de natation, mais je me retrouvais toujours sur le tremplin », raconte celui qui a commencé à se consacrer sérieusement à sa discipline à 10 ans. C'est le mélange des hauteurs et du mouvement qui attire autant le jeune homme. « Le plongeon m'amène à me surpasser, à vaincre mes peurs », ajoute-t-il.
Simplement par plaisir
Même s'il adore le plongeon, Frédéric vit au jour le jour et ne désire pas à tout prix devenir un athlète professionnel. « Je plonge pour le plaisir, je n'ai aucun objectif à long terme », précise le résidant de Terrebonne. Intéressé par les sciences, Frédéric ne s'est pas encore arrêté sur un choix de carrière définitif. Il faut dire qu'il a encore quelques années devant lui pour y penser. Étudiant en secondaire deux au programme sports-études à l'école Antoine-de-St-Exupéry de Montréal, l'adolescent s'entraîne cinq jours par semaine. Son horaire scolaire lui réserve huit plages d'entraînement, ce qui représente parfois deux séances par jours. Au total, il consacre une bonne vingtaine d'heures par semaine à son sport.
Concentration s.v.p.
Le plongeon demande une grande discipline et beaucoup de contrôle de soi. Le secret de la réussite de Frédéric se cache dans sa capacité de concentration. « Avant une compétition, je relâche la pression en me défoulant avec mon ami Mattew. Nous jouons au ballon tout en essayant de nous motiver. Puis, au moment de plonger, je tente de faire le vide pour ne penser qu'au moment présent », explique le jeune homme. Même s'il préfère plonger du tremplin de trois mètres, Frédéric affirme qu'il est meilleur à la tour de dix mètres. Parmi tous les types de plongeon, son préféré demeure le « demi-avant » qu'il exécute aux trois mètres. Pour lui, le moment ultime d'un plongeon se vit à la fin de celui-ci. « Lorsque j'entre dans l'eau et que je me sens glisser, je sais que j'ai réussi et je suis fier de moi ».
La discipline que Frédéric a choisie l'amène souvent à relever des défis. Les plongeons comportant des vrilles, ont longtemps donnés du fil à retorde au sportif. Cependant, grâce à sa détermination, son travail acharné et les judicieux conseils de son entraîneur, Aaron Dziver, Frédéric a rempli son défi pour la première fois cette année. Une grande réussite pour le jeune homme, qui, malgré ses médailles, reste simple et humble.
Décrocher grâce au X-Box
Entre ses études, son entraînement et ses compétitions, Frédéric se réserve un peu de temps avec ses copains. « Je ne parle jamais de plongeon avec mes amis, tout comme eux ne me parlent pas de leur sport. Ça nous permet de décrocher », ajoute-t-il. L'adolescent est non seulement un héros du plongeon, mais aussi un « Guitar Hero ». Fanatique de jeux vidéo, Frédéric profite de ses temps libres pour jouer au X-Box avec ses copains et aller magasiner. Lorsqu'on demande à Frédéric quel sport il pratiquerait si jamais le plongeon ne faisait plus partie de sa vie, il répond spontanément: « J'aimerais faire un sport de contact, du football par exemple ».
En fin de semaine, le Terrebonnien participe à un camp d'entraînement intensif au Stade olympique de Montréal en compagnie de plusieurs autres plongeurs canadiens. Ce camp a pour but de préparer les athlètes à la prochaine compétition internationale Junior qui se déroulera à Aachen, en Allemagne, du 11 au 21 avril. Il s'agira d'un premier voyage en Europe pour Frédéric. Un plongeon qui mènera loin, c'est certain.