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Clémence DesRochers s'expose
Au TVT et à la Maison de Pays
Drôle, attachante, communicative, Clémence DesRochers s’exposera à la population moulinoise deux fois plutôt qu'une, ce printemps.
En plus de sa présence au Théâtre du Vieux-Terrebonne, le 19 avril prochain, Clémence DesRochers profitera de son passage dans la région pour exposer plus de vingt-cinq de ses dessins à la Galerie d'art de la Maison de Pays, du 29 mars au 27 avril. Sur le thème «Chats frisant le ridicule», l'artiste propose une intrusion dans l'univers enfantin des trois gros félins qui partagent sa vie.
Parmi ses oeuvres, il y a également le chien de sa fidèle amie Marie-Michèle Desrosiers. D'ailleurs, le titre de l'exposition n'est pas sans rappeler le spectacle de cette comédienne, chanteuse et humoriste, «Marie-Michèle se défrise», qu'elles ont écrit conjointement.
Inspirée par la campagne qui l'entoure, aux abords de la rivière Memphrémagog, Clémence DesRochers agrémente ses dessins de quelques fleurs, d'un bout de terrasse ou de gazon, lieux de prédilections de ses sujets à quatre pattes. «Je suis incapable de peindre la nature. Par contre, j'adore reprendre de vieilles photos et faire des portraits», ajoute-t-elle.
Art naïf, caricatural, à la limite du «brouillon», comme elle se plaît à l'expliquer, les dessins de Clémence DesRochers allient humour et tendresse. «Je n'ai jamais pris de cours. Je dessine à l'image de ce que je suis et je l'assume. Il n'y en a pas deux comme moi ! Comme je ne me prends pas au sérieux, c'est ce qui se reflète dans mes dessins», révèle-t-elle.
Elle a hérité de la passion que son illustre père, le poète Alfred DesRochers, avait pour la nature, comme de son talent pour l'écriture. Toutefois, ce n'est que très tard dans sa vie qu'elle s'est permise d'employer l'encre de sa plume à d'autres sauces que les mots. «Quand j'étais jeune, mes sœurs me disaient souvent que j'étais «sans dessein». Lorsque j'ai repris le crayon, plus tard, c'était une façon de me venger pour m'avoir coupé les ailes à cette époque», évoque-t-elle avec ironie.
Au cours des dernières années, elle a publié des recueils de poésies et de textes illustrés de sa main. «Je ne dessine pas souvent, car je trouve ça aussi délicat que d'écrire un texte. Je n'en ai pas toujours envie et il y a des jours où ça ne marche pas. Toutefois, j'adore le dessin puisqu'il me permet de m'exprimer et de créer de manière différente à la scène», mentionne-t-elle.
Spectacle d’adieu
En pleine tournée d'adieu, avec son spectacle «Mes classiques en musique», Clémence Desrochers montera une seconde fois sur la scène du Théâtre du Vieux-Terrebonne, le 19 avril, un an presque jour pour jour après son dernier passage dans la région. «J’ai choisi des textes qui ont marqué mes 50 années de carrière, les plus forts, qui sont encore d’actualités», raconte-t-elle. Entouré de ses trois amis musiciens, elle se révèle à son public sans pudeur, parfois de manière improvisée. «C’est un spectacle très intime, qui me ramène à ce qui m’a formé : les boîtes à chansons. Je veux me rapprocher des gens encore plus, discuter davantage avec eux, même si c’est mon dernier». D’ailleurs, depuis le début de cette tournée, elle se surprend à signer des autographes, à accepter les rencontres individuelles avec le public, ce qu’elle n’a jamais fait auparavant. «Je serai toujours une fille publique, impliquée. Même quand ce sera fini, je voudrais toujours garder contact avec le public qui m’a aimé», avoue-t-elle.