Hôte de la conférence, le restaurant Eggsotique Café, tenu par Adamo D'Addario et France Corbeil, a mérité le titre d'entreprise du mois de février remis par la Chambre de commerce de Mascouche. (Photo :Annie Guillemette)
Êtes-vous du type 6 ou 1 ?
Le conférencier Guy Cabana explique le langage non verbal
Invité par la Chambre de commerce de Mascouche, le 19 février dernier, le conférencier Guy Cabana a livré un message à la fois drôle et captivant sur l'art de la communication.
«Douter de tout ce que je vais vous dire», a commencé Guy Cabana, sur un ton moralisateur. Formateur et motivateur, Guy Cabana a livré plus d'un millier de conférences, sur cinq continents, dans plusieurs entreprises et universités, depuis plus de vingt ans. Auteur de plusieurs livres, dont «Attention ! Vos gestes vous trahissent», il est un spécialiste de la négociation et de la communication non verbale.
«En fait, 6 % de la communication se fait par les mots, 11 % par le ton de la voix et 83 % par les gestes. Tout ce qu'on fait à une signification. Encore faut-il être capable d'en décoder le sens», informe-t-il.
Par le biais d'un questionnaire, le conférencier prétend évaluer la personnalité des individus tout en interprétant leur sens décisionnel, en les divisant en deux groupes (0 à 3 et 4 à 6). Un jeu qui semblait plus facile en théorie.
«Les intravertis et les extravertis appartiennent à deux mondes différents, comme le sont les hommes et les femmes. Il faut en tenir compte pour satisfaire les besoins de l'un et de l'autre, en affaires comme dans la vie», a mentionné le conférencier.
Ainsi, il y a les performants, ceux qui prennent des risques, qui osent et qui espèrent la victoire. Professionnels et curieux dans leur travail et leurs relations interpersonnelles, ils recherchent la quantité, surtout au plan financier. Il y a également ceux qui nagent dans la perfection, la routine et l'ordre. Pour eux, la qualité et le confort prévalent. Les premiers, les extravertis, adorent être complimentés. Les deuxièmes, les intravertis, écoutent. En fait, l'un agit, l'autre réfléchit.
Si l'auditoire réuni au restaurant Eggsotique Café n'avait aucune peine à associer un ou une collègue à l'une ou l'autre des catégories, l'exercice s'avérait plus hasardeux à titre individuel. «Il est possible de passer de l'un à l'autre, mais il faut se rappeler que les gestes ne peuvent pas mentir», a répliqué le conférencier, exemples à l'appui.