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Michel Drysdale : Un passionné passionnant !

par Jean-Guy Ladouceur
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Article mis en ligne le 13 mars 2008 à 12:57
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Michel Drysdale : Un passionné passionnant !
(Photo : Annie Guillemette)
Michel Drysdale : Un passionné passionnant !
Vice-président et directeur général chez Dry-Tec, Michel Drysdale se destinait pourtant dans un tout autre domaine que le traitement de surface anticorrosif de l'acier. Et pourtant, il s'est lancé à fond dans cette carrière où il œuvre également en grande partie pour les autres et pour l'avancement des techniques de travail et des produits.
Vice-président du Programme Accord, membre de la coalition des régions (CREÉÉ), il est aussi impliqué dans le CLDEM, et est entre autres représentant des entreprises du parc industriel de Terrebonne, etc. «Quand j'accepte quelque chose, c'est parce que j'y crois. J'y vais alors à fond», dit Michel Drysdale. Il attend d'ailleurs fébrilement le dépôt du budget pour connaître la position du Parti Libéral sur le dossier des régions ressources. Il a été invité à Québec pour commenter ce budget, mais il n'était pas certain de pouvoir y être.
Étudiant en histoire
Inscrit à l'université en histoire (monde contemporain), il anticipait devenir professeur. Son épouse, depuis 30 ans, étudiait alors l'histoire de l'Antiquité.

Michel Drysdale suivait également des cours complémentaires en dessin technique. «Comme plusieurs autres jeunes, j'ai dû travailler pour payer mes études et j'ai été engagé par la Canadian Vickers, puis par une autre entreprise de l'Est de Montréal. Je travaille depuis dans le même domaine. Un historien, c'est un fouineur, un chercheur. J'ai transporté cette rigueur dans mon entreprise», ajoute M. Drysdale.

Il est détenteur du certificat américain Protective Coatings Specialist (PCS), document très rigoureux que peu de Canadiens possèdent, et à peine 200 Américains l’ont atteint.
Dry-Tec Trans-Canada inc.
En 1997, il cherche du financement, des associés et prépare un plan d'affaires. Avec un capital de départ de plus de 2,5 M $, il créé 14 emplois et s'installe à Terrebonne, la région possédant l'expertise nécessaire en ce domaine.

Une autre somme similaire a aussi été investie par la suite. ADF a été son principal bailleur de fonds jusqu'en 2001.

Dry-Tec compte aujourd'hui 65 employés et a doublé son chiffre d'affaires. «N'eut été de certaines politiques gouvernementales, nous aurions ajouté 20 employés au cours de chacune des cinq dernières années», soutient M. Drysdale.

Dry-Tec occupe aujourd'hui 45 % du marché au Québec alors que cinq ou six autres entreprises se répartissent le reste. Il soumissionne également pour des contrats partout dans le monde.

Il croit beaucoup au «compagnonnage» et à la formation en entreprise. Il a monté lui-même un cours d'application de peinture que la majorité de ses employés ont suivi.

L'entreprise opère 24 heures par jour du dimanche soir au vendredi et 12 heures le samedi et le dimanche. Chaque matin vers 5 h 30, Michel Drysdale est sur place, et il passe aussi plusieurs heures sur place les fins de semaine.
La famille
Très «famille», père de trois filles, et grand-père, Michel Drysdale a été entraîneur à la balle-molle, notamment pour ses filles. Il ne prévoit pas prendre sa retraite avant une douzaine d'années. «J'arrêterai quand ma famille sera complètement installée», assure le principal intéressé. Et pour faire quoi d'autre? «J'aimerais voyager et m'impliquer auprès des personnes handicapées. Il y a peu de services pour les adolescents», dit encore celui-ci. À ce niveau, il sait de quoi il parle, puisque son épouse doit demeurer à la maison depuis huit ans pour s'occuper de sa fille, maintenant âgée de 20 ans. Avec une tumeur récurrente au cerveau, cette fille nécessite de l'attention constante.

Sans vouloir s'impliquer politiquement, Michel Drysdale aimerait bien améliorer la qualité de vie de ses concitoyens, décentraliser certains services hospitaliers, redonner ses lettres de noblesse aux banlieues, développer le potentiel de la région… Retraite ! Quelle retraite ?
«Quand j'accepte quelque chose, c'est parce que j'y crois»
- Michel Drysdale

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