Pauline Marois
(Photo:Renée-Claude Doucet)
Pauline Marois de passage à Terrebonne
Dépôt d’un document de réflexion
Pauline Marois, chef du Parti Québécois, a profité de la conférence nationale des présidents pour déposer un document de réflexion, afin d’alimenter les discussions en vue de la prochaine plate-forme électorale. Organisée au Cégep régional de Lanaudière à Terrebonne, le samedi 20 octobre dernier, la conférence réunissait, pour la première fois depuis la nomination de Pauline Marois en tant que chef du Parti, tous les représentants des comtés péquistes.
Consciente de la perte de popularité du Parti québécois depuis les derniers mois, Pauline Marois a confié son intention de renverser la situation et espère voir son parti redevenir le numéro un. Pour ce faire, elle s’engage à réapprendre à écouter les citoyennes et les citoyens, afin que tous se regroupent autour d’une vision commune. Associant les militants à sa démarche, elle demande à ces derniers de faire preuve d’audace et d’échanger avec leur entourage, afin de ressortir les demandes des Québécoises et des Québécois. Par le biais d’un document de réflexion, Mme Marois propose des pistes de discussion à partir de cinq priorités : famille, santé, éducation, création de la richesse et environnement. À la suite de ces réflexions, elle sera en mesure de préparer sa prochaine plate-forme électorale. Néanmoins, Pauline Marois se dit prête, et ce dès maintenant, à retourner en élection s’il y avait un vote de confiance à l’Assemblée nationale. «Le temps de grâce pour M. Charest est passé», précise Mme Marois.
Écoute active
Dans une optique régionale, Mme Marois demeure vague sur ses actions concrètes. Toutefois, elle dit souhaiter le rétablissement du lien de confiance avec les résidants lanaudois. «Je constate que de plus en plus de citoyennes et citoyens reviennent vers le parti», ajoute-t-elle. Elle entend donc continuer d’être à l’écoute des besoins des Lanaudoises et des Lanaudois. En ce qui concerne le projet du pont de la 25 qui enjambera la rivière des Prairies entre Laval et Montréal, elle se dit en faveur (Boisclair était contre), mais mentionne que la construction ne doit pas se faire en dépit du transport en commun.
Identité québécoise
En regard de la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables, Mme Marois a profité de sa rencontre avec les présidents de comté pour défendre son projet de loi sur l’identité québécoise. Le projet met en lumière la façon d’obtenir une citoyenneté québécoise. La question du droit de vote et du droit d’être candidat aux élections fédérales et provinciales demeure à préciser, mais la chef du parti mise sur le renforcement de la loi 101 et précise qu’un citoyen québécois devra inévitablement apprendre la langue française.
(Photo:Renée-Claude Doucet)
«Je constate que de plus en plus de citoyennes et citoyens reviennent vers le Parti Québécois».
Pauline Marois