L'AMT salue particulièrement la reconnaissance du BAPE en regard du consensus existant à l'échelle régionale selon lequel l'introduction d'un service de train de banlieue est une nécessité. Plus que reconnaître, le BAPE endosse cette réalité.
«Le Train de l'Est vise à consolider et à accroître l’usage des transports collectifs en offrant une alternative attrayante à l’automobile aux populations du nord-est et de l’est de l’île de Montréal. L’AMT a entendu les témoignages lors des consultations du BAPE en hiver dernier et a consolidé ses actions depuis en collaboration avec tous les intervenants du projet afin de s’assurer que la construction de ce projet puisse débuter le plus rapidement possible», a affirmé le président-directeur général de l’AMT, Joël Gauthier.
Concernant le questionnement du BAPE sur le caractère optimal du tracé proposé, l'AMT dit comprendre le souhait du BAPE d'accroître la desserte de transport collectif pour la région de Laval. L'AMT rappelle cependant que les études démontrent que le tracé actuel, choisi parmi trois scénarios, (dont un touchant Laval), est maximal en termes d'achalandage : 11 000 usagers par jour, soit 2 640 déplacements annuels, permettant une hausse de 16, 5 % de l'utilisation du train de banlieue. Comme on le sait, le tracé proposé desservira l'est de Montréal (500 000 personnes), Repentigny (80 000 habitants), Terrebonne (95 000 résidants) et Mascouche (35 000 personnes).
Bien que le site de la gare de Mascouche, jouxtant l'entreprise Inter Propane, ait été jugé sécuritaire par les experts consultés par l'AMT, celle-ci a révisé son plan, après les audiences du BAPE de l'hiver dernier. Elle l'a bonifié en resituant l'emplacement du stationnement en dehors de la zone à risques (à l'extérieur du rayon de 250 mètres), tout comme le CPE prévu par la Ville de Mascouche (à l'extérieur du rayon de 355 mètres).
L'AssomptionEn ce qui a trait à la préoccupation du BAPE par rapport aux besoins de la ville de L'Assomption, l'AMT annonce qu'elle examine déjà la possibilité d'offrir une desserte. Pour ce faire, l'Agence a avancé une somme de 350 000 $ pour des études d'avant-projet.
SécuritéMalgré le fait que les rapports de la firme spécialisée en risques industriels, Baker Risk de San Antonio, au Texas, aient démontré que le tronçon qui passe sur une partie du terrain de l'usine de General Dynamics à Repentigny ne nécessite aucune atténuation, l'AMT mettra en place des mesures pour la sécurité des passagers. L'Agence se dit d'accord avec le principe d'électrifier le tracé. Celle-ci a déjà annoncé, en partenariat avec Hydro-Québec, la réalisation d'une étude de faisabilité à cet effet et ce, à la grandeur de la région de Montréal.
L'AMT tient à souligner que «la très grande majorité des mémoires déposés au BAPE sont d'ailleurs totalement favorables au projet».




