Aux yeux du maire de Mascouche, le Québec est la «championne de la démocratie de tolérance au monde, le projet risquant d'être retardé pour l'opinion de quatre ou cinq individus qui ne se sont pas renseignés lors des séances d'information sur le projet à l'intention du public», expliquant entre autres le choix du tracé. «Des millions de dollars ont été investis en diverses études effectuées par différents intervenants. Ce projet tel qu'il est présentement est reconnu par l'ensemble des partenaires et comme contribuables, on a le droit d'obtenir le Train de banlieue. Et lors des séances du Bureau d'audiences publiques sur l'Environnement (BAPE), des bouts de papier sans contenu seront présentés par quelques personnes frustrées dont les questionnements sont farfelus par rapport à tout ce qui a été fait depuis dix ans, des gens qui manquent d'intégrité intellectuelle, ce qui risque de retarder le projet», répète Richard Marcotte. «Le Train de l'Est, ce n'est pas un projet audacieux, il est plus qu'essentiel, c'est un devoir», de clamer le maire. Celui-ci rappelle que des millions de dollars ont déjà été investis, en accord avec la population, en vue de l'arrivée du train : «Nous sommes sur ce projet depuis plus de 10 ans et nous l'avons défendu sur toutes les tribunes avant son annonce par le gouvernement provincial. Nous continuerons à le faire jusqu'à ce que le premier train démarre!».
Équité et justiceRichard Marcotte lance aussi que le Train de l'Est est une question d'équité et de justice, la population du Grand Montréal Métropolitain devant bénéficier des mêmes services, «ce qui n'est certainement pas le cas à l'heure actuelle». Pour démontrer ce manque d'équité, on retrouve dans le mémoire les détails de la desserte du transport de passagers par train dans la région métropolitaine : les lignes ferroviaires au Nord-Ouest (Deux-Montagnes et Blainville, (71 trains par jour en semaine), la ligne Dorion-Rigaud au Sud-Ouest (25 trains par jour en semaine) et deux au Sud-Est, celle de Delson-Candiac et celle de Mont Saint-Hilaire (16 par jour en semaine). «Le Nord-Est n'est desservi par aucun service de passagers ferroviaire ou de métro. «Depuis dix ans, pour le transport en commun, l'investissement des Mascouchois seulement, totalise 34 M $, soit 3,4 M $ par an qu'elle a versés à l'Agence métropolitaine de transport. Ils n'en n'ont retiré, ainsi que leurs voisins, aucun service pour l'instant. On a toujours payé pour développer ailleurs en banlieue», fait fermement observer M. Marcotte.
«Depuis plus de dix ans, la Ville de Mascouche et sa population croient fermement à la mise en place de cet important service public. Elles sont également convaincues que ce dernier fait partie des obligations étatiques et des mesures environnementales nécessaires pour assurer aux prochaines générations un transport sécuritaire, et sans pollution lorsque dans une dizaine d'années, le parcours sera électrifié», peut-on aussi lire dans le mémoire.
Mentionnons finalement que les CRÉ de Lanaudière et de Laval n'ont pas déposé une demande d'audiences auprès du BAPE mais bien le CREL (conseil régional de l'environnement) de Lanaudière et celui de Laval. Comme quoi les acronymes nous font quelquefois perdre notre latin !




