Celle qui compte à sa feuille de route plusieurs publications scientifiques, de recherches et de vulgarisation du commerce électronique, ajoute que le seul but qu'ils atteignent présentement, c'est celui de faire savoir qu'ils existent. «Pour être efficace, le Web 2.0 doit être considéré comme une approche à moyen et long terme. Il faut développer son réseau avant d'en avoir besoin. On ne se met pas chum avec des gens tout d'un coup, lors de la journée du déclenchement d'une élection. Le président Barak Obama a utilisé le Web 2.0 pendant quatre ans, avant d'avoir été élu», fait observer Michelle Blanc.
Média conversationnel«Ce que les politiciens d'ici ne comprennent pas, c'est que le Web 2.0 est un média conversationnel où on utilise tout le temps les je, tu, il, nous, vous, ils. Les politiciens eux, n'utilisent que le je et le nous. Ils ne parlent seulement que d'eux, ce dont on se fout. De plus, il se fait une compétition à savoir qui a le plus d'amis sur Facebook», ajoute-t-elle avec une pointe d'ironie. Michelle Blanc a aussi observé que les politiciens pensent qu'il faut contrôler le message qu'ils veulent faire passer par le Web, ce qui est une erreur. «Il faut plutôt le faire connaître et laisser les gens se prononcer sur leur message, leur répondre, et faire en sorte qu'ils s'en approprient et le répandent par la suite», mentionne celle qui anime le blogue michelleblanc.com, l’un des coups de cœur de la revue de marketing française Strategies.fr. Son blogue est aussi classé comme l’un des plus influents blogues francophones mondiaux.
«On ne se met pas chum avec des gens tout d'un coup, lors de la journée du déclenchement d'une élection» - - Michelle Blanc Photo
«Pour que le Web 2.0 soit efficace, les politiciens doivent faire la conversation sur des sujets touchant leur plateforme électorale. Par exemple, poursuit Mme Blanc, ceux qui se présentent au niveau municipal et dont l'aspect principal de leur programme est l'environnement, devraient traiter de tout ce qui se fait en la matière partout, puis, présenter cet aspect de leur programme. Tel pourrait aussi être le cas si leur plateforme est basée sur les infrastructures, ou tout autre aspect municipal», explique la consultante et conférencière.




