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Gaétan Boucher : Un grand homme

Gaétan Boucher : Un grand homme

Gaétan Boucher : Un grand homme

Publié le 28 Avril 2010
Publié le 26 Mai 2010
Mélanie Adam  RSS Feed

L’un des plus grands athlètes olympiques de tous les temps, Gaétan Boucher, n’avait guère le profil d’un sportif lorsqu’il a fait ses débuts en patinage de vitesse, à 11 ans.

Sujets :
Collège Saint-Sacrement , Gouverneur , Ordre national du Québec , Québec , Lake Placid , Canada

Le quadruple médaillé olympique en patinage de vitesse sur longue piste, Gaétan Boucher n’a pas hésité lorsque le directeur du Collège Saint-Sacrement, Luc St-Louis, lui a proposé la présidence d’honneur de l’événement entourant l’inauguration officielle du nouveau centre culturel et sportif.

D’abord, ses quatre enfants ont fréquenté l’institution terrebonnienne. Puis, le sport fait partie des valeurs de l’homme de 52 ans. «C’est une implication toute naturelle pour moi. Je crois qu’en termes de promotion du sport, il y a eu beaucoup d’amélioration depuis 20 ans. C’est beau de voir une communauté mettre de l’énergie dans la jeunesse afin de les inciter à bouger davantage», mentionne celui qui a reçu le titre d’Athlète de la décennie au Québec, en 1990.

Sur la piste d’un champion

Après une première médaille d’argent remporté à Lake Placid, en 1980, il a ajouté trois autres médailles (or et bronze) à son cou lors des Jeux olympiques de Sarajevo, en 1984.

Fait Officier par le Gouverneur général, il est également entré au Temple de la Renommée des sports du Canada, cette même année. En 1985, il est fait Chevalier de l’Ordre national du Québec. Il a reçu le Mérite sportif québécois en 1977, 1980 et 1984.

Pourtant, ce n’est qu’en répondant à un banal feuillet d’invitation à des cours de patinage de vitesse, à 11 ans, que sa fulgurante carrière a commencé. «Je n’aimais pas le hockey, ni, le baseball, mais j’aimais beaucoup patiner pour le plaisir. Je n’étais pas très sportif», avoue Gaétan Boucher.

En s’inscrivant au Club de patinage de vitesse de sa municipalité, il y voyait l’opportunité de monter sur une glace plusieurs heures par semaine. Petit à petit, le plaisir a cédé la place à la compétition. «Dès le début, il y avait un autre patineur qui était du même calibre que moi. J’avais quelqu’un à battre, c’est pour cette raison, je crois, que j’ai réussi», mentionne-t-il.

Ainsi, à 22 ans, Gaétan Boucher remporte sa première médaille. Quatre ans plus tard, il est devenu l’olympien canadien le plus décoré des Jeux olympiques d’hiver jusqu’en 2002.

Gaétan Boucher se souvient également des soirs d’hiver à patiner, des jours d’été à jouer avec ses voisins, de bons souvenirs de jeunesse. «Nous étions toujours dehors. Aujourd’hui, nous vivons dans une société qui ne bouge pas, à cause des jeux vidéo et de l’Internet, entre autres. Je crois qu’il faut encourager, voire forcer, les jeunes à faire une activité physique, autant à l’école qu’à la maison», affirme-t-il.

D’ailleurs, dans la famille Boucher, le sport est primordial. «Nous avons obligé les enfants à choisir un sport d’hiver et un sport d’été. Les garçons ont essayé le soccer et le baseball, mais le hockey demeure leur principale activité. Pour sa part, ma fille a aussi touché à l’athlétisme, mais elle a opté pour le volleyball. D’ailleurs, elle pourra profiter des nouveaux terrains de volleyball de plage à l’école», explique Gaétan Boucher.

Quelque soit le sport pratiqué dans la famille, l’athlète se garde de pousser sa progéniture à un niveau de performance semblable à ses exploits à lui. «L’important, dans le sport, c’est aussi d’avoir du plaisir à le faire».

Un modèle pour l’avenir

Devenu un modèle pour plusieurs générations d’athlètes, Gaétan Boucher a été témoin avec une certaine nostalgie des exploits canadiens lors des derniers Jeux olympiques d’hiver à Vancouver.

«Évidemment, j’aurais aimé y être en tant qu’athlète. Par contre, je suis heureux de constater que ceux d’aujourd’hui ont gagné la confiance en leur chance de gagner grâce, justement, aux traces laissées par leurs prédécesseurs», déclare-t-il.

D’ailleurs, il constate que les athlètes ne se contentent plus d’atteindre un classement supérieur dans leur pays, mais ils visent un titre au niveau mondial. «Il faut se rappeler qu’aux Jeux olympiques, c’est l’élite sportive qui se rencontre», ajoute-t-il.

Bien que Gaétan Boucher ait accroché ses patins de vitesse, il souhaite qu’un toit recouvre l’anneau de glace extérieur qui porte son nom, à Québec, comme celui de Calgary où les athlètes canadiens s’entraînent actuellement. Délaissant un sport très technique «qui demande beaucoup de force», le sportif a enfourché son vélo, le temps de quelques compétitions.

Aujourd’hui, qu’il rentabilise sa forme physique en parcourant des centaines de kilomètres pour amasser des fonds pour Rêves d’Enfant ou pour le Cyclo-Défi contre le cancer avec Louis Garneau, il aura toujours l’image d’un grand homme.

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