Le défi du sport adapté

Valérie Gonthier
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Qui dit sport, dit habilités physiques. Mais qu’en est-il de ceux qui ont des capacités limitées? Le Défi sportif AlterGo met de l’avant plus de 4000 athlètes vivant avec un handicap, soit physique ou intellectuel. Ces sports adaptés sont, pour la plupart, méconnus de plusieurs. Pourtant, il s’agit bien d’activités physiques à part entière.

Athlétisme, basket-ball, escrime, natation, soccer, volley-ball. Ces sports sont accessibles à tous. Certes, ils comportent quelques différences dans la pratique. Mais en soi, ils sont tout aussi exigeants et demandent une bonne endurance et une grande détermination.

Pour ces sports, au niveau national et international, un pointage est associé à la mobilité des joueurs, afin d’assurer une équité. «Dans chaque équipe, la somme des points ne peut excéder un certain nombre. Le principe du pointage est présent dans plusieurs sports, soit le hockey-luge, le basket-ball en fauteuil ou le rugby», explique Laurence Tétreault, coordonnatrice à la programmation sportive pour les sports paralympiques et résidente de Repentigny.

C’est le cas notamment au goalball, sport créé pour des personnes handicapées. En effet, au niveau provincial, il ne peut qu’y avoir une personne voyante par équipe et aucune n’est acceptée sur l’équipe canadienne.

Les sports scolaires, les jeux spéciaux et les sports paralympiques. Voilà trois catégories de sports adaptés mises de l’avant au Défi sportif. Parmi ceux-ci, le sport scolaire est certainement le plus populaire. C’est du moins ce que constate Laurence Tétreault, coordonnatrice à la programmation sportive pour les sports paralympiques au Défi sportif.

«Plus de 2000 jeunes y participent, provenant de 75 écoles», rappelle-t-elle. Pour les sports olympiques spéciaux, cette dernière mentionne que les plus populaires sont la gymnastique rythmique, la natation et l’athlétisme. En ce qui a trait à la catégorie paralympique internationale, l’escrime en fauteuil roulant gagne en popularité avec ses 85 athlètes inscrits, provenant de 15 pays différents.

Des sports qui s’adaptent

Mme Tétreault mentionne que le sport paralympique cible les athlètes vivant avec une déficience physique, motrice ou visuelle. Le mouvement paralympique suit celui des Jeux olympiques, soit en organisant des compétitions aux quatre ans.

Les Jeux spéciaux s’adressent, eux, aux sportifs composants avec une déficience intellectuelle. «Les Olympiques spéciaux représentent un gros mouvement partout au Québec, même mondialement. Il y a un aspect compétitif, mais également participatif», explique Mme Tétreault. En effet, afin de rendre la compétition plus saine, les athlètes sont regroupés selon leurs capacités physiques. «Pour ce faire, la règle de l’effort honnête est appliquée, c'est-à-dire que le temps de la course finale ne peut pas excéder un certain pourcentage du temps fait aux qualifications», ajoute-t-elle.

Cette méthode qui encourage la participation, le Défi sportif s’en est inspiré pour le sport scolaire. «Nous effectuons un exercice de division pour les vagues. Ça encourage les jeunes, puisqu’ils peuvent se comparer avec des gens de leur calibre», rend compte Laurence Tétreault.

D’ailleurs, pour le sport scolaire, les sports sont adaptés, afin de faciliter la participation des jeunes. Par exemple, au volley-ball, le petit ballon en cuirette est remplacé par un gros ballon coloré, gonflé à l’air.

«C’est le Défi sportif qui est en charge de la règlementation, en collaboration avec un comité de professeur d’un peu partout au Québec. On se réunit deux fois par année, dans le but de produire un livre des règlements scolaires, distribué aux enseignants des écoles inscrites».

Mme Tétreault rappelle que les élèves en déficience ne sont pas pris en charge par l’organisme Sport Étudiant.

«Éventuellement, nous aimerions que soit le gouvernement ou Sport Étudiant nous aident à créer une Fédération, afin qu’il y aille un réseau de compétition à l’année pour ces jeunes».

Goalball

Le goalball se joue trois contre trois sur un terrain de dimension volley-ball, avec de grands buts. Les trois athlètes se positionnent au sol, devant le filet, les yeux bandés. Un gros ballon avec des clochettes est mis en jeu. Les athlètes doivent faire entrer le ballon dans le but adverse, en le faisant rouler. Pour effectuer un arrêt, il faut s’élancer, toujours allongé au sol. Les joueurs se repèrent sur la surface de jeu avec les lignes de terrain à texture rugueuse.

Boccia

Ce jeu de balle s’apparente beaucoup à la pétanque. Une petite balle blanche, appelée un cochonnet est d’abord lancée. Le but de s’en approcher en lançant des balles rouges et bleues. Ce sport est créé pour les personnes qui sont lourdement handicapées. Certains peuvent lancer la balle eux-mêmes. D’autres utilisent une rampe installée par un accompagnateur qui se tient dos au jeu. Communiquant par signaux visuels avec le joueur, ils déplacent cette rampe. Certains joueurs y déposent la balle avec leurs mains, d’autres avec leur menton ou une licorne attachée sur leur tête.

Organisations: Sport Étudiant

Lieux géographiques: Repentigny, Québec

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