Je connais «un peu» le sport mineur pour avoir été instructeur de hockey pendant 13 ans. J’étais pourri comme instructeur. Mes équipes n’ont jamais rien gagné, moi non plus. Mais, j’étais disponible et j’aimais ça. Plutôt que de simplement aller reconduire mes gars à l’aréna, j’avais choisi de rester avec eux et de m’impliquer. Plusieurs ont fait comme moi et d’autres continuent à le faire, je n’ai aucun mérite là-dessus.
Je connais aussi «un peu» le sport mineur pour y être associé comme journaliste depuis 25 ans. J’en ai vu et entendu des bonnes, de toutes les sortes. Mais, comme les bénévoles sont plutôt rares, j’ai toujours préféré éviter d’en parler négativement. Mais, là, j’ai le goût de faire diversion pour une fois, de pointer certains petits «roitelets» et magouilleurs du sport mineur, tous sports confondus. Et je vois déjà de nombreux parents qui brûlent d’envie de m’en raconter des vertes et des pas mûres. Laissez-vous aller, donnez-moi des exemples, si ça vous chante. Ce qui ne veut cependant pas dire que je vais revenir là-dessus ou publier vos histoires.
99,999999 % des bénévoles sont honnêtes et sont là pour le bien des jeunes. Il ne doit y avoir aucun doute là-dessus. Ils sont indispensables. Que seraient les loisirs sans eux? Ce sont les plus nombreux, des bénévoles qui prennent des décisions en fonction du bien-être des jeunes. Ces personnes n’auront aucun problème avec ce que j’écris.
Ce sont les autres qui me dérangent. Ceux qui occupent des postes pour eux, pour avoir des équipes gagnantes, qui règnent sur leur sport mineur comme des seigneurs qui ont droit de vie et de mort. Ceux qui ont toujours le dernier mot, qui ont toujours raison. Ceux qui se foutent carrément des jeunes. Ceux qui ne remplissent pas la mission pour laquelle un poste leur a été confié. Ceux qui ne respectent pas leurs propres règlements. Ceux qui «balancent» les équipes en fonction de leurs petits amis. Ceux qui brisent des rêves d’enfants sans réfléchir au tort qu’ils peuvent leur faire, sans se soucier de les marquer pour la vie peut-être. Des gens qui, souvent, ont complètement raté leur vie et tentent de se prouver qu’ils ne sont pas des ratés ou des imbéciles. Ceux-là, est-ce qu’on en a vraiment besoin? Ils vont mal réagir à cet écrit ou vont tenter de se convaincre que ça ne s’adresse pas à eux. Et que oui !

