De la rivière des Mille Îles à Vancouver



De la rivière des Mille Îles à Vancouver

De la rivière des Mille Îles à Vancouver

Publié le 7 Décembre 2009
Publié le 26 Mai 2010
 

Olivier Jean aux Jeux Olympiques de Vancouver

Quand il se placera sur la ligne de départ à Vancouver, en février 2010 aux Jeux Olympiques, Olivier Jean verra son rêve se réaliser. Mais, depuis le temps où il patinait sur la rivière des Mille Îles, il s’en est passé des choses.

Sujets :
Jeux Olympiques de Vancouver

Pourtant, il garde les deux patins bien sur terre, plutôt sur la glace. Il ne croit pas avoir sacrifié quoi que ce soit. «J’ai 25 ans, je vis de ma passion, mon seul patron c’est moi-même. J’ai fait le tour du monde et je vais bientôt participer aux Jeux Olympiques, donc réaliser un rêve vieux de plus de 20 ans. Je ne crois pas que ce soit là de bien gros sacrifices. Patiner, m'entraîner et gagner des courses c'est ma passion. Je ne fais pas de sacrifices dans ma vie, je prends de bonnes décisions et je suis assez discipliné pour réussir à atteindre mes objectifs et mes rêves», dit-il.

Quant à son entraînement, il n’en fait pas tout un plat non plus. «Les Jeux Olympiques approchent rapidement, mais ma vie ne change pas vraiment. Je m'entraîne depuis 20 ans dans un sport amateur où le sommet du sport est d'aller aux Jeux Olympiques. C'est donc normal pour moi d'y aller; ça fait tellement longtemps que j'y travaille et que j’en rêve. J'ai toujours cru que j'allais y parvenir, je n'ai jamais douté, même lors de ma blessure. Mon objectif n'a jamais changé même si parfois la route était plus difficile. Il faut savoir s'adapter et persévérer. Je vois les Jeux Olympiques comme toutes les autres compétitions que j'ai faites dans ma vie. Si on commence à voir les Jeux comme un événement démesuré, on se stresse et on fait des erreurs. La seule différence entre les Jeux Olympiques et les autres compétitions, ce sont les distractions à l'extérieure de la glace. Il va y avoir beaucoup de partisans, d'amis, la famille et des médias. Il faut être prêt à tout, mais, sur la glace, le travail reste exactement le même», sort-il tout d’un trait. @ST :Une préparation spéciale

Dans sa préparation, Olivier Jean travaille énormément avec un préparateur mental (un psychologue sportif). «Tous les jours, je pratique la visualisation pour améliorer ma technique, mes tactiques de course, les dépassements, les départs, les réactions. Je me prépare aussi mentalement pour mieux gérer mes émotions, et bien réagir à n'importe quelles distractions qu'il pourrait y avoir à Vancouver. Je travaille aussi beaucoup sur la relaxation, à tous les jours, afin d’être capable de faire le vide avant les courses. C'est important d'arriver à la ligne de départ la tête libre d'idées négatives et avec seulement des émotions positives. La relaxation m'aide beaucoup afin de demeurer dans une bonne zone de performance», ajoute le Lachenois.

Forme maximale

Confiant et au sommet de sa forme, Olivier Jean se voit bien monter sur le podium. Il l’a d’ailleurs fait l’an dernier au Championnat du monde, face aux meilleurs patineurs de vitesse quand il est arrivé 3e au 500 mètres, de même que sur d’autres distances. «Je ne vais pas aux Jeux Olympiques seulement pour le plaisir. En performant à mon plein potentiel, je vais pouvoir atteindre le podium sur les deux distances individuelles que je vais courir, soit le 500 m et le 1500 m. Notre équipe de relais est aussi en très grande forme, nous avons fait le podium aux quatre Coupes du monde de la saison et avons gagné la médaille d'or au dernier relais de la saison de Coupe du monde avant les Jeux Olympiques, il y a seulement quatre semaines», ajoute-t-il. Au sujet de sa vie loin de chez lui, il avait ceci à dire : «Vancouver est une superbe ville. Toute l'équipe y a passé beaucoup de temps pour des camps d'entraînement ou des compétitions au cours des deux dernières années. C'est un gros avantage d'avoir les Jeux à la maison. Je connais bien la ville, je connais les endroits ou je vais vouloir aller boire un café ou manger un dessert pour me relaxer durant les Jeux Olympiques. De plus, là-bas on se sent comme à la maison, je connais l'aréna par coeur, j'ai ma propre place dans la chambre, avec nos drapeaux et nos divans», conclut-il.

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