Initiative du prêtre responsable de la paroisse St-Henri de Mascouche, Éric Généreux, cette cinquième fête, très touchante, émouvante et des plus joyeuses, s'est tenue sur le thème En route vers la Paix. Dimanche dernier, l'église mascouchoise était bondée et arborait des allures de grande fête avec ses drapeaux de divers pays, des ballons aux mille et une couleurs, des travaux réalisés par les 350 jeunes des groupes de catéchisme qui ont fait des recherches sur les 60 coins du globe d'origine des participants, et surtout, par des Mascouchois de multiples souches dont plusieurs portaient le costume de leur pays.
La fête qui s'est déroulée sur un fond religieux a offert un véritable voyage sur les différents continents, grâce à la participation record des familles. La Fête des Nations à Mascouche, c'est d'abord et avant tout la fête de l'humain où chacun fait connaître ses plus belles richesses personnelles et culturelles. Celle-ci a débuté au son des tambours amérindiens et avec la cérémonie de la purification grâce, entre autres, à Thérèse Lachance, Robert Plante et Martin. Célébrée par le prêtre Éric Généreux et l'abbé Marcel Ladouceur, la fête a été chargée d'émotions de toutes natures, surtout lors des moments forts tels que la prière universelle dite par 23 personnes, dans leur langue et lorsque la foule a prononcé la prière «Notre Père» à l'unisson dans sa langue maternelle.
Autre moment des plus joyeux, le défilé des nations et la procession des offrandes, là où les représentants des 60 pays défilent dans l'église pour se rendre à l'avant, présenter un objet typique de leur terre d'origine. Ce défilé est bonifié par une présentation sur écran géant qui donne des renseignements sur le pays. Des Autochtones aux Asiatiques, en passant par les gens de l'Afrique, de l'Europe et des autres continents et provinces du Canada, on a senti la fierté des gens lors de cette partie des cérémonies.
La musique était aussi très présente, une partie importante de la culture de chaque peuple. Le groupe d'Amérique latine de Luis et Victor a réchauffé l'atmosphère encore plus, tout comme la chanteuse Alicia Montaya Zuc (Cuba), Bianca Chalut, une jeune chanteuse à la voix d'ange (Roumanie), et une famille guatémaltèque arrivée depuis à peine deux semaines à Mascouche. Frédéric Kuku (Congo) a interprété quelques chants dont «Quand les hommes vivront d'amour», de Raymond Lévesque, qui a fait vibrer les murs de l'église, surtout lorsque la foule s'est jointe à lui. Seul bémol : une présence des Québécois de souche et de leur culture, comme par exemple une danse folklorique du chant typiquement québécois, aurait complété la Fête à merveilles. Le tout s'est transporté au Centre René-Lévesque, dans le cadre d'un banquet où les mets de plusieurs pays ont été mis en valeur.
On se souviendra qu'Éric Généreux a eu cette idée de créer la Fête des Nations à la suite d'un commentaire d'un immigrant qui venait de s'installer à Mascouche : «Merci de reconnaître ce que nous sommes et de reconnaître nos différences». Présent pour la première fois à la Fête des Nations, le maire de Mascouche Richard Marcotte a dit aux représentants des 60 pays : «C'est un honneur pour Mascouche que vous la rendiez universelle par votre choix de vous y établir. Merci de tout cœur». Pour sa part, Éric Généreux a dit espérer «que cette Fête des Nations ait des répercussions dans le monde entier», surtout présentement à Gaza, en Irak, Afghanistan et au Darfour, pour ne nommer que ceux-là.




