D'ici un an, les médecins, infirmières et pharmaciens de la région auront accès, en temps réel, aux renseignements concernant l'état de santé de leur patient… le tout sur leur écran. L'informatisation des dossiers médicaux débutera le 28 octobre.
Après Québec, c'est dans Lanaudière que s'amorce le déploiement du Dossier de santé du Québec (DSQ), un projet maintes fois critiqué.
Le ministre de la Santé et des Services sociaux, le Dr Yves Bolduc, estime que cette fois-ci est la bonne.
«Si tu n'avances pas, les gens disent que tu ne bouges pas. Et quand tu avances, ils disent que tu devrais rester sur place. Le DSQ est en train de s'installer. […] Dans quelques années, ça va être comme la radiologie numérique. Il y a quatre ans, ça n'existait quasiment pas. Aujourd'hui c'est terminé. Les gens ne se souviennent déjà plus de comment c'était auparavant», fait-il valoir.
Il ajoute que le projet-pilote amorcé en janvier 2010 dans la région de la Capitale-Nationale va très bien. À ce jour, une soixantaine de pharmacies sont branchées sur les 104 prévues.
«Ça va aller plus vite qu'à Québec, car le produit est développé», estime le Dr Yves Bolduc, qui croit que l'informatisation de la région pourrait être complétée dans un horizon de neuf à douze mois.
Un dossier médical électronique sera constitué pour toutes les personnes inscrites au régime d'assurance maladie du Québec et dont la résidence principale est située dans Lanaudière, à moins que celles-ci refusent.
«On veut rassurer la population. C'est d'une confidentialité à toute épreuve», soutient le Dr Bolduc.
La sous-ministre associée du bureau de programme pour l'informatisation du réseau de la santé, Lise Verreault, précise que des rencontres seront organisées afin d'informer les pharmaciens propriétaires et les médecins lanaudois sur ce qui va se faire. La priorité, d'ici janvier, c'est d'informatiser les renseignements liés aux médicaments prescrits. S'ajouteront par la suite les résultats des examens d'imagerie médicale produits par les établissements publics de santé, puis ceux des analyses des laboratoires.
L'implantation de ce projet-pilote dans Lanaudière permettra de vérifier l'interopérabilité du DSQ entre les régions. La finalité de cette démarche devrait permettre, dans le cas où un Lanaudois se présente à l'urgence d'un hôpital de la Capitale-Nationale, aux infirmières et au médecin de consulter son dossier de santé.
Les informations affichées dans le DSQ seront utilisées uniquement à des fins cliniques, lors de la prestation de soins ou de services médicaux par des professionnels autorisés.
Lise Verreault mentionne, par ailleurs, qu'une enveloppe de 1,8 million $ est accordée à la région pour ce déploiement. Des aides financières seront également offertes aux pharmacies et aux cliniques, afin de permettre le rehaussement des équipements.
Pour en savoir plus sur les modalités prévues pour exprimer son refus d'avoir un dossier médical électronique: www.dossierdesante.gouv.qc.ca.
