L’Éthique et la Culture religieuse (ÉCR) au banc des accusés…

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L’Éthique et la Culture religieuse (ÉCR) au banc des accusés…

J’ai lu les revendications des parents qui réclament le droit d’exemption pour leur enfant à ce nouveau cours obligatoire d’Éthique et de Culture religieuse dans les écoles du Québec. J’ai suivi les audiences du procès intenté par une famille au Palais de justice de Drummondville. J’ai écouté les débats radiophoniques, parfois houleux, sur le sujet. Je ne peux toujours pas comprendre les parents qui font partie de la Coalition pour la Liberté en Éducation (CLÉ), qui refusent encore cet enseignement, sous prétexte qu’il porte atteinte à leur liberté de conscience et de religion. S’il ne s’agit pas d’un entêtement abusif de petits groupes d’intégristes qui cherchent à se multiplier en invoquant le droit des parents de choisir l’enseignement de leur enfant, je me demande ce que c’est…

Tous les arguments évoqués par les contestataires ne tiennent pas la route; de sorte que le juge Jean-Guy Dubois a clairement démontré dans sa décision de 43 pages que ce cours ne brimait aucunement la liberté de conscience et de religion des demandeurs, puisqu’il ne s’agit pas d’un cours de religion, mais bien d’un enseignement sur la culture religieuse qui a marqué le Québec depuis 400 ans et qui cherche, par tous les moyens, à s’ouvrir aux autres cultures qui font maintenant partie du paysage québécois, pour un mieux vivre ensemble. Qu’on le veuille ou non, l’enseignement religieux ne se fait plus à l’école et la transmission des valeurs religieuses de chacune des confessions appartient maintenant aux parents en co-responsabilité avec leurs communautés respectives. De plus, ces parents contestataires avaient déjà refusé ce nouveau cours avant qu’il ne soit dispensé dans nos écoles. Comment peut-on évaluer un programme sans d’abord l’avoir expérimenté?

Heureusement, la grande majorité des parents ont accueilli favorablement ce passage de l’enseignement religieux confessionnel au programme d’éthique et de culture religieuse. Par ailleurs, si la CLÉ continue de propager ses faussetés et ses demi-vérités, en utilisant des slogans : Non à la religion d’État ou Oui à la liberté de choix, il faudra bien définir ce qu’on entend par «liberté de choix»! S’agit-il d’un retour à l’enseignement confessionnel catholique? C’est sans doute ce que veulent les traditionalistes catholiques! Cherche-t-on à interdire toute référence religieuse à l’école? C’est sûrement le but recherché par le MLQ, le Mouvement laïque Québécois, et les sectes religieuses fondamentalistes ! Dans tous les cas, les plus grands perdants seront les catholiques eux-mêmes, qui sont pourtant majoritaires au Québec, mais qui risquent de tout perdre si le gouvernement décidait d’abolir ce cours qui a pourtant comme objectif de souligner l’apport précieux du christianisme au développement de la société québécoise depuis sa fondation.

C’est évident que ce cours n’est pas parfait. Après une année d’expérimentation, les évêques du Québec ont demandé que les parents soient mieux renseignés sur le programme, que la place et le traitement de la tradition catholique et protestante soit prépondérante et soulignée à chaque niveau du primaire et du secondaire et que les maîtres soient mieux formés pour dispenser cet enseignement. Aussi, il m’apparaît important d’intégrer le volet de l’athéisme, puisque de plus en plus de québécois se disent incroyants aujourd’hui; ceux-là méritent aussi le respect et la dignité.

Une chose est certaine, ce cours d’Éthique et de Culture religieuse doit demeurer obligatoire, si on veut être une société inclusive et tolérante, et ceux qui le contestent sont peut-être ceux qui en ont le plus besoin !

Organisations: Palais, Coalition pour la Liberté, MLQ

Lieux géographiques: Québec, Drummondville, Cours d’Éthique

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Commentaires

Derniers commentaires

  • Agathe Tremblay
    27 mai 2010 - 09:08

    L'Abbé Gravel n'était pas au Procès et n'a pas suivi les audiences. J'étais là à tous les jours en tant qu'observatrice et je ne l'ai pas vu. L'abbé Gravel, bien qu'il soit prêtre par le truchement de ne sais quoi, n'a pas une Foi Catholique Romaine comme la notre. Le site iProstitution explique que dans ses études, il a fait une maitrise édiger une maîtrise sur la conception de Jésus «Sa naissance n’était pas surnaturelle, tout comme la virginité de Marie doit s’entendre sur un plan moral mais pas biologique!» aurait-il écrit. voir: http://www.iprostitution.org/2008/11/16/quebec-portrait-de-raymond-gravel-pretre-de-combat/ Je crois que Monsieur Gravel, loin de chercher l'orthodoxie et la vérité, pratique un sécularisme militant de l'intérieur, collaborant ainsi à un véritable génocide culturel et identitaire religieux d'un groupe minoritaire de notre société: les catholiques romains fidèles au Saint-Siège. Vous et Monsieurs l'ABBÉ Gilles Routhier êtes les deux prêtres acharnés aux dossiers contre les parents et le Saint-siège, qui nous rappellent que Jésus à été livré par l'un des siens...

  • Réjean Turgeons
    27 mai 2010 - 09:08

    Monsieur Gravel, vous dites «ceux qui le contestent sont peut-être ceux qui en ont le plus besoin !» Vous devriez retourner dans votre sacristie, lire le manuel de la liberté qu'est la Bible. Ce cours d'éthique et de culture religieuse est un Totalitarisme... ridicule. Ce cours, qui peut nous faire penser a vous, est du n'importe quoi pour nos enfants... On y dit n'importe quoi, on y voit n'importe quoi, ça dépend du professeur, du matériel, de ses options de vie et de ses valeurs. Ca fait peut-être plaisir aux gens comme vous qui se croient victimes de l'église, de sa façon de faire, etc... C'est une revanche pour vous de tirer constamment sur les parents ?

  • Benoît Morin
    27 mai 2010 - 09:08

    Arrogance de ma part, vous dites? Et pourquoi donc personnalisez-vous encore une fois le débat, si ce n'est pour passer outre (une fois de plus) au fait qu'un théologien au moins aussi qualifié que vous (et que vous ne pouvez certes pas qualifier d'intégriste, ce qui explique votre embarras) diffère d'opinion avec vous sur ce sujet? Ne dirait-on pas que vous jugiez inconcevable qu'une autre personne puisse avoir des vues pertinentes à faire valoir, même si elles sont divergentes des vôtres? Ne vous comportez-vous pas en l'occurence en défenseur du conformisme intellectuel? Vous dites qu'il ne s'agit pas d'un cours de religion. Et alors? Qu'est-ce que cela change au fond de la question? Vous prenez vraiment vos interlocuteurs pour des arriérés? C'est en plein ce que M. Durand dit et cela n'a pas d'incidence sur la portée de sa critique, qui se situe à un autre niveau. Mais là, vous allez m'obliger à redire qui est écrit noir sur blanc deux messages plus bas. Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, mais nonobstant votre attitude il va falloir vous y faire, cette controverse n'est pas terminée!

  • Françoise Delplanque
    27 mai 2010 - 09:08

    "Tous les arguments évoqués par les contestataires ne tiennent pas la route; de sorte que le juge Jean-Guy Dubois a clairement démontré dans sa décision de 43 pages" À AUCUN MOMENT dans ces 43 pages le juge Dubois n'attaque ces arguments, il n'a fait qu'affirmer son opinion sans jamais la justifier. Pas un mot pour dire ceci est faux car si ce n'est comme dans l'article de l'abbé Gravel pour dire mais non aucun effet nocif possible : c'est juste de la culture. Ce qui est faux, une grande partie est de l'éthique sans morale et du dialogue jugé uniquement sur l'ouverture. On a parfois l'impression que Dubois était totalement dépassé par le sujet et qu'il a simplement voulu se débarrasser le dossier sans montrer son incompétence sur le fond.

  • Benoît Morin
    27 mai 2010 - 09:08

    Le juge Dubois ne s'est pas forcé. Normalement, un juge va faire en sorte de disposer de tous les arguments, en particulier pour convaincre les parties de ne pas s'essayer en appel, s'il a un peu d'amour-propre et la conviction d'être compétent. Dans ce cas-ci, le juge semble plutôt avoir pensé que l'affaire irait en appel de toute façon, et ne s'est même pas soucié de réfuter les témoignages d'experts invoqués par les demandeurs. Alors, pour le côté convaincant de sa décision, on repassera. Il s'est débarrassé du dossier, c'est tout. Une chose m'étonne à propos des partisans excités du cours ECR dans le genre de l'abbé Gravel, c'est leur absence de vision panomarique de la situation par rapport à l'ensemble de la société qubécoise, eux qui se targuent d'être "ouverts". Vous dites qu'un catholique devrait "croire" dans ce programme, entre autres raisons parce qu'il est censé reconnaître la contribution prédominante du christianisme dans la culture du Québec? Mais voyons donc, les évêques eux-mêmes viennent de déclarer publiquement qu'il n'en est rien, et il faut croire que c'est assez criant pour les avoir fait réagir après un an à peine, alors qu'ils avaient déclaré en mars 2008 qu'ils donneraient 3 ou 5 ans d'expérimentation au gouvernement avant de revenir sur le sujet. Mais enfin, l'abbé, ouvrez-vous les yeux et cessez de faire une fixation sur les catholiques "intégristes"! C'est le gouvernement qui est logique, les évêques ne le sont pas une miette; ils font encore une fois la preuve de leur naiveté et de leur résignation honteuse en réclamant une "prépondérance" que l'État ne peut pas accorder au christianisme, dans la conception même de ce cours, et qui n'avait été promise que dans le seul but d'offrir à l'épiscopat une bouée de sauvetage devant les catholiques inquiets. Ça a marché, l'assemblée des évêques s'est compromise et ne sait plus quoi faire pour se déprendre du piège dans lequel elle est bêtement tombée. Essayez de réfléchir deux minutes, l'abbé. Les écoles juives hassidiques ne veulent même pas du cours ECR dans sa version actuelle qui traite toutes les religions sur le même pied. Vous croyez réellement que le ministère de l'Éducation va tenter de leur faire accepter une version reconnaissant la prédominance du christianisme, même à titre culturel et historique? Et les écoles privées musulmances, elles vont accepter une telle version selon vous? Comment se fait-il que les évêques n'aient pas pensé à cela? Vous croyez que parce qu'il s'agit de minorités, leur opposition n'est pas importante? Mais si l'État tolère une exception ou accorde une dérogation pour une ou deux confessions, dont l'une est présente au Québec depuis presqu'aussi longtemps que les Églises chrétiennes et dont l'autre est une des plus importantes dans l'immigration récente, le gouvernement ne ruinera-til pas ainsi lui-même la portée de son argumentaire neutraliste? La liberté de conscience ne sera-t-elle refusée qu'aux seuls chrétiens sous le régime du programme ECR? Et pensez-vous une seule seconde que les fonctionnaires du ministère pourront régler ces affaires en cachette, alors que les rabbins dissidents ont déjà publié trois fois des encarts publicitaire exposant leurs objections dans le Canadian Jewish News et The Gazette depuis le mois de juin? Allez, l'abbé, continuez votre croisade. L'affaire finira par se régler en dehors de votre compréhension fort limitée des choses.

  • Benoît Morin
    27 mai 2010 - 09:08

    J'ajouterai ceci. Il y a une prétention incroyable témoignant d'une ignorance réelle du monde qui nous entoure, à soutenir que le programmme ECR serait indispensable à l'harmonie d'une société ethniquement et religieusement diversifiée. Comme si le Québec était plus multi-ethnique et plus multi-confessionnel que l'Ontario, pour ne prendre que cet exemple! Comme si les universitaires canadiens français pure laine qui ont inventé ce cours avaient des titres à faire valoir une compréhension inédite ou particulière de la modernité, à comparer au reste de l'Occident! Et sur quelle base reposerait une telle "vision" originale, je vous le demande, alors que le Québec est de très loin la société la plus culturellement homogène en Amérique au nord du Mexique?? Il faut vraiment ne pas s'intéresser beaucoup au reste de la planète pour arriver à se convaincre qu'on a découvert la roue ici, avec ce fumeux programme.

  • Benoît Morin
    27 mai 2010 - 09:08

    Alors l'abbé, si vous estimez Guy Durand, il doit avoir quelque chose de pertinent à ajouter dans ce débat, vous ne croyez pas? Mais vous glissez là-dessus pour jeter plutôt en passant un jugement sur le caractère de votre interlocuteur. En bon curé que vous êtes. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que j'observe ce procédé moins évangélique que jésuitique en discutant avec un membre du clergé... Et vous parlez après ça du mépris des autres! Tout à fait typique. Bonne continuation!

  • Raymond Gravel
    27 mai 2010 - 09:08

    M. Morin, Ce n'est pas parce que j'aime et j'apprécie Guy Durand qu'il me faut être en accord avec sa position sur l'ÉCR...J'aime aussi monsieur Routhier...Je suis d'accord avec lui sur le sujet, mais il m'arrive parfois de ne pas l'être sur d'autres sujets. Et même si je ne suis pas d'accord avec monsieur Durand, ça ne lui enlève aucunement sa crédibilité et sa compétence pour exprimer librement ce qu'il pense. Pourquoi cette arrogance de votre part? J'ai toujours dit que dans le contexte où l'école dispenserait les cours de religion, monsieur Durand a tout à fait raison...Mais, encore une fois, ce n'est pas un cours de religion, l'ÉCR...Savez-vous faire la différence entre un cours de religion et un cours d'histoire culturelle des religions? Je crois que vous confondez les deux...Pour ma part, je n'ai plus rien à vous dire là-dessus...Peut-être que je me trompe! Je modifierai ma pensée après quelques années d'application de ce cours...En attendant, je laisse la chance au coureur! Voilà! Raymond Gravel ptre

  • Benoît Morin
    27 mai 2010 - 09:08

    Vous êtes drôle, l'abbé. Quand il s'agit de M. Durand qui a une tout autre opinion que vous, vous affirmez le respecter tout en exigeant qu'on vous reconnaise le droit d'en avoir une autre (j'ai pas de problème avec ça, moi). Mais quand n'importe qui d'autre exprime la même position que lui, cette personne devient sous votre plume (dans le même texte!) un intégriste et un esprit tordu! Cherchez l'erreur! Et avouez que votre logique est dure à suivre. Oserais-je ajouter que cela n'aide pas à avoir confiance en votre bon jugement?...

  • sergus cayus
    27 mai 2010 - 09:08

    Monsieur Gravel, je vous félicite pour votre article. Nous avons un passé et il ne faut pas l'oublier. Il ne faut pas non plus mettre de côté les gens qui ont contribuer à la construction de notre pays. Je n'ai rien contre les nouvelles religions mais je n'ai non plus rien pour. Que se soit les Catholiques ou les Protestants nous avons besoin d'apprendre l'histoire de ces grands bâtisseur, c'est notre Histoire. Nous sommes un jeune pays, il ne faut pas commencer à renier nos ancêtres pour une questions de religion. Nous sommes un pays trop tolérant dans tout les sens, les gens viennent ici et veulent refaire l'histoire et tout chamboulé. Si nous allons dans leur pays d'origine nous n'aurions pas tout les droits que nous leurs offrons ici. Pourquoi ont-ils quittés leurs pays ? Pour en refaire un autre ailleurs quoi. Dans la religion et surtout maintenant on parle simplement de cours de culture, les contestataires comme vous le dite si bien sont peut-être eux qui en auraient le plus de besoin merci

  • Benoît Morin
    27 mai 2010 - 09:08

    (Et Guy Durand qui vient de publier un ouvrage critique sur le programme d'Éthique et culture religieuse... Encore un catholique intégriste, je suppose?) "Le cours d'ECR : Au-delà des apparences" Présentation de l'éditeur: Quel beau titre, quel objectif stimulant ! Mais malgré les apparences, quel salmigondis que le programme actuel ! On met sur le même pied religions, mythes, contes et fables. On présente les religions de manière superficielle, morcelée, partielle, parfois partiale. L’éthique est centrée sur la tolérance et la recherche de consensus : le programme donne peu de critères pour aider les jeunes à réfléchir et à décider. Loin de viser à transmettre un savoir ou des connaissances, le rôle du maître est réduit à celui d’accompagnateur et d’animateur neutre. Le programme souffre d’ailleurs de tous les défauts de la Réforme pédagogique et est loin de donner priorité à la culture chrétienne. Bref, il ne répond pas aux objectifs auxquels on s’attendait. Au minimum s’impose donc de respecter la liberté de conscience et de religion des parents en accordant largement le droit à l’exemption. Le propos ne se situe pas dans une perspective juridique, même s’il évoque ici et là le procès de Drummondville, mais bien éthique et psychopédagogique, voire incidemment politique. Dans l’analyse du volet religieux, l’auteur s’attarde au traitement fait au christianisme, parce que c’est la religion de la majorité et celle qu’il connaît le mieux. Le Cours d'ECR — Au-delà des apparences par Guy Durand chez Guérin, éditeur Montréal, 2009 160 pages ISBN 978-2-7601-7141-1 12,00 $

  • Raymond Gravel
    27 mai 2010 - 09:08

    M. Morin, J'ai lu le travail de recherche de madame Quérin. Je dois malheureusement vous dire que sa recherche est biaisée et que son travail est très mal fait...Le Parti québécois dans cette histoire est allé un peu vite...Je crois que madame Marois l'a reconnu elle-même, de sorte que le parti ne demande plus l'abolition du cours. Au contraire, il faut l'améliorer comme n'importe quel cours...Je ferai une critique constructive du travail de recherche de madame Quérin...Sa thèse est facile à démolir...Merci!

  • Raymond Gravel
    27 mai 2010 - 09:08

    M. Morin, je ne suis nullement embarrassé par l'opinion de Guy Durand...Je ne la partage pas, un point c'est tout! Pourquoi devrai-je être mal à l'aise de l'exprimer, parce que vous, vous êtes d'accord avec Guy Durand. Peut-on penser autrement et être respecté aussi? Il n'y a que les intégristes qui refusent les divergences d'opinion et Dieu sait que dans notre Église, il y en autant que dans les autres religions et les sectes religieuses y comprises...Je le dis et je le redis, dans le cours d'enseignement religieux catholique que nous avons connu au Québec, il y avait des exemptions: les athées et les sectes religieuses...C'était compréhensible, même si ce n'était pas toujours pour les bonnes raisons que ces personnes soient exemptées puisqu'il s'agissait d'un enseignement confessionnel...Mais le cours d'ÉCR est culturel et histoire. Pourquoi devrait-on exempter des personnes? Si on le fait pour ce cours, pourquoi ne pas le faire pour le cours d'histoire internationale par exemple? C'est seulement là le problème! Il n'est pas ailleurs! Pourquoi chercher des bibites là où il n'y en a pas? C'est évident que le cours n'est pas parfait. Améliorons-le! Et faisons en sorte qu'il reflète davantage la culture qui a marqué le Québec et qui cherche à s'ouvrir davantage aux autres cultures pour un "mieux vivre ensemble". Comment peut-on être contre? Il faut avoir l'esprit un peu tordu pour ne pas comprendre cette réalité! Pour ma part, le dossier est clos! Raymond Gravel ptre

  • Raymond Gravel
    27 mai 2010 - 09:08

    En réponse aux commentaires...je dois malheureusement dire que vous ne comprenez toujours pas que ce cours d'ÉCR n'est pas un cours de religion...C'est comme un cours d'Histoire: l'histoire culturelle du Québec, et comme la religion fait partie de cette histoire, on doit nécessairement l'aborder dans ce cours. De plus, comme aujourd'hui, on est de plus en plus dans un univers, non pas multi-culturel comme le dit monsieur Morin, mais bien inter-culturel, il faut bien aborder le sujet des autres religions...Quelle est cette peur de parler de religion sur plan culturel et non pas pour convaincre nos enfants, à l'école? La religion, donnez-la ailleurs: dans les familles, dans les paroisses, dans vos communautés respectives...Ce n'est pas difficile à comprendre cela. Monsieur Morin, vous qui comprenez si bien les choses, comment se fait-il que vous vous entêtez à dire et à redire (ce n'est pas seulement ici que vous le dites) qu'on devrait faire disparaître ce cours-là? Vous parlez des musulmans et des juifs hassidiques...Justement, s'ils vivent au Québec, ils doivent en connaître l'histoire. Ce n'est pas une atteinte à leur intégrité religieuse que de savoir qu'au Québec, il n'y a pas si longtemps, les religions catholiques et protestantes étaient très importantes ici...Pourquoi ne pourraient-ils pas le savoir? Au nom de quoi faudrait-il cacher l'histoire du Québec? Nos évêques ont fait une première évaluation du cours...après une année d'expérimentation...c'est quand même mieux que les parents catholiques et le MLQ qui l'ont contesté avant même qu'il soit mis en application...Nos évêques donc, ont demandé que l'accent soit mis davantage sur les traditions catholiques et protestantes qui ont tissé notre histoire...C'est tout! C'est tout à fait correct de le faire...M. Morin, j'apprécierais grandement que vous cessiez vos injures! Ce n'est pas en injuriant les gens qu'on devient crédible...Raymond Gravel ptre

  • Benoît Morin
    27 mai 2010 - 09:08

    Conclusion: si ce n'est pas obligatoire pour tout le monde, arrêtez de prétendre faussement que c'est obligatoire. Et si, dans la réalité des choses, le gouvernement octroie des exceptions à certains croyants d'une religion donnée, cessez de prétendre que c'est inconcevable d'en accorder à des croyants d'une autre religion. Et si vous trouvez si effrayant d'admettre qu'il puisse y avoir des exceptions, alors qu'on abolisse le programme et il n'y en aura plus.

  • Benoît Morin
    27 mai 2010 - 09:08

    M. l'abbé, vous avez parfaitement le droit de vous boucher les yeux et de ne pas lire ce qui est écrit. Le gouvernement n'accorde aucune prédominance au christianisme dans le programme ECR, et il n'accèdera pas aux demandes des évêques sur ce point. Les juifs orthodoxes et les musulmans qui envoient leurs enfants dans des écoles privées ne veulent rien savoir du programme tel qu'il est, et le gouvernement, plus lucide que vous, n'essaiera pas de leur en imposer un autre qui, en plus, reconnaîtrait la place particulière du christianisme dans l'histoire québécoise. Vous en restez aux pétitions de principe et faites abstraction de la réalité. Or, le fait est que le ministère de l'Éducation ne poursuivra jamais ces écoles (qui a envie d'être dénoncé par le Bnai Brith?) et mieux que ça, il ne coupera même pas leurs subventions. Non, tout ce qu'il attend de ces écoles c'est qu'elles fassent l'effort de demander une reconnaissance d'équivalence pour un certain nombre de leurs cours avec le régime pédagogique officiel, et en échange, l'État fermera les yeux sur l'omission de donner le cours ECR. Notez bien ceci: contrairement au collège Loyola qui, "loyalement", s'adresse aux tribunaux pour se faire reconnaître le droit de donner sa propre version "catholique" du cours, les écoles juivies hassidiques ne demanderont pas la permission de faire ce qu'elles font, et le gouvernement n'osera pas prendre de sanctions à leur endroit. Question: dans ces conditions, que devient la visée non-confessionnelle, théoriquement universelle et uniforme du programme officiel?... Elle ne s'applique plus qu'à une majorité de Québécois catholiques et protestants (90% de la population selon les données les plus récentes de la Commission des droits de la personne) qui se retrouvent les dindons de la farce. Ce que je n'aime pas, voyez-vous (et j'ai comme l'impression de ne pas être seul dans mon cas), c'est de me faire prendre pour un imbécile. Les évêques du Québec, eux, semblent apprécier. Croyez bien que j'en suis désolé pour eux, et pour la perte de leur crédibilité.

  • Benoît Morin
    27 mai 2010 - 09:08

    Vous dites: "Une chose est certaine, ce cours d’Éthique et de Culture religieuse doit demeurer obligatoire, si on veut être une société inclusive et tolérante!" Donc le PQ, qui réclame l'abolition de ce cours (allant ainsi bien plus loin que de réclamer le droit à l'exemption), est en faveur de l'exclusion et de l'intolérance? Si c'est vous qui le dites...

  • Raymond Gravel
    27 mai 2010 - 09:08

    Monsieur Morin, vous avez vraiment une obsession...Vous parlez de Guy Durand...Il a été mon prof à l'Université et je l'ai beaucoup aimé...Vous dites que dans ce cours, on met tout sur le même pied et on banalise la religion...Vous oubliez sans doute que ce cours a été préparé pour des élèves du primaire et du secondaire...À ce que je sache, si je me souviens bien, à cet âge, on ne philosophe pas beaucoup sur les grands principes de la vie. Lorsqu'on apprend les mathématiques en 1ère année, est-ce qu'on banalise les mathématiques parce qu'on enseigne le calcul élémentaire que 1 + 1= 2? Il me semble que vous exigez un peu trop à ce cours au niveau du primaire. De toute façon, il n'y a rien à faire avec quelqu'un qui refuse au départ ce changement qui s'est opéré dans notre système scolaire...J'ai appris depuis longtemps que la certitude d'avoir raison ne laisse aucune place au doute de s'être trompé...Pour ma part, il se peut que je me trompe; c'est possible! Par ailleurs, je laisse la chance au coureur! Il est encore trop tôt pour l'empêcher de courir...Mon doute se transforme en espérance, et j'espère de tout coeur qu'on pourra améliorer ce cours pour qu'il puisse correspondre vraiment à la culture et aux valeurs québécoises que nous préconisons tous et toutes! Voilà! Ce que j'avais à ajouter. Et s.v.p. pas de mépris! C'est l'arme des faibles. Raymond Gravel ptre

  • Benoît Morin
    27 mai 2010 - 09:08

    Au fait, M. l'abbé, vous qui voyez des catholiques intégristes partout, est-ce que Mathieu Bock-Côté et Joëlle Quérin, tous deux étudiants au doctorat en sociologie à l'UQAM, en sont eux aussi?? http://www.publications-universitaires.qc.ca/?p=181

  • Benoît Morin
    27 mai 2010 - 09:08

    M. l'abbé, je me serais attendu que vous commentiez la position de M. Guy Durand et la parution de son livre, puisque vous déclarez l'avoir beaucoup apprécié au cours de vos études. Vu que vous admettez sa compétence, je suppose qu'il aura l'heur de ne pas passer à vos yeux pour un "obsédé" en dépit du fait qu'il se soit prononcé à de nombreuses reprises au sujet du programme ECR et a même (ô horreur!) témoigné en faveur de parents "intégristes" au procès de Drummondville. Citons donc ce professeur qui vous impressionnait autrefois... (Puisqu'il faut le préciser parce que votre vue semble baisser, ce qui suit est de la plume même de M. Durand, théologien que vous respectez paraît-il.) "On peut très bien prouver que le programme, par sa structure même, par sa façon de présenter les religions (de manière éclatée et sans cohérence, sur le même pied que les mythes et les contes pour enfants), par sa philosophie sous-jacente (relativisme ou pluralisme normatif), a un effet déstructurant sur le jeune. "L'élève du primaire, en particulier, n'a pas la maturité suffisante pour intégrer fructueusement ce qu'on lui présente et demande de faire. "À un autre point de vue, on accepte des exemptions pour motif religieux au cours de musique, de gymnastique, d'art plastique à la simple demande des parents, sans faire d'inquisition. Pourquoi un régime différent ici? "La demande d'exemption ne provient d'ailleurs pas que de catholiques. "Des adeptes d'autres groupes peuvent la demander. Par exemple, des Juifs pour qui il est interdit de prononcer le nom de Dieu, et encore mois celui des autres dieux. "Pour eux, cela est aussi important que de porter le kirpan ou de faire une souccah sur le balcon. "Sur la position de l'épiscopat du Québec, quand on connaît la position du cardinal Ouellet, il est difficile de penser que les évêques sont unanimes. "De plus, depuis les États généraux de l'Éducation en 1995-96, ils ont répété, dix fois plutôt qu'une, qu'il faillait respecter le choix des parents et qu'eux-mêmes tenaient à des options d'enseignement religieux d'ordre confessionnel. "Ce n'est que de guerre lasse, en 2008 qu'il se sont ralliés à la décision du gouvernement, écrivant trois fois dans leur courte Déclaration publique du 17 mars que la décision gouvernementale était prise, sous-entendant que cela ne donnait plus rien de s'opposer. "Plus largement, l'interprétation de la position officielle de l'Église catholique par le théologien Gilles Routhier auquel se réfère le juge frise la malhonnêteté. "À preuve, le document publié en mai 2009 par le cardinal Zénon Grocholewsi, président de la Congrégation pour l'éducation de la foi, qui rappelle longuement l'enseignement de Rome: responsabilité première des parents sur l'éducation de leurs enfants, avec droit à une aide complémentaire de l'école; préférence pour l'école catholique qui permet «d'éviter des tensions et des fractures dans le projet éducatif» parents/enfants; différence et complémentarité entre catéchèse et enseignement religieux scolaire; droit des parents dans l'école non confessionnelle à un enseignement religieux conforme à leurs convictions. "Si le pape Jean-Paul II reconnaissait l'importance de la connaissance des religions, rien ne permet de conclure – au contraire – que cela devait se faire à un tout jeune âge et encore moins dans la perspective du Programme actuel. "Ces dernières années, cela se faisait déjà à la fin du secondaire. "Enfin, sur le plan socio-politique, même si le Programme demande d'accorder la prédominance à la religion chrétienne qui a marqué l'histoire du Québec et constitue une part de son identité, son contenu et sa structuration rendent cet objectif irréalisable." http://www.journalexpress.ca/article-373738-Ethique-et-culture-religieuse-un-jugement-inadequat.html