Le Festival écolo 2012 défile sur Terrebonne

Christian
Christian Chaloux
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La première édition du Festival écolo 2012 au profit d’Équiterre a rempli ses promesses avec un défilé haut en couleur, des conférenciers engagés et des exposants qui proposaient des solutions écologiques à notre consommation.

L’événement s’est déroulé dimanche après-midi à Terrebonne. Le défilé de mode a mis en vedette 19 designers de partout dans la province. L’attention portait sur la mode écologique, ses créations et ses créateurs qui ont organisé un défilé avec plus de 60 mannequins.

Conférences

Une paire de jeans consomme 1100 galons d’eau dans sa confection. Le salaire d’une seule couturière québécoise équivaut à celui de 80 couturières vietnamiennes.

Les compagnies mondiales de la mode s’installent de plus en plus dans les zones franches (hors taxes) pour produire des vêtements à rabais, mais qui sont qualifiés «d’atelier de misère» par les ONG qui scrutent le milieu de la mode à travers le globe.

Ce constat a été dressé par la conférencière Sonia Paradis, qui a conseillé aux gens d’acheter des vêtements produits par des designers dont la provenance des vêtements est la plupart du temps locale. Elle ajoute que ces vêtements, irrémédiablement plus chères, sont plus durables.

Les designers

Le défilé de mode a permis de constater qu’on peut créer de beaux vêtements avec des matières recyclées. Parmi les 200 tenues présentées, deux jeunes designers ont profité de leur passage pour présenter leurs collections à Terrebonne.

La collection de LuShyne présentait un style haut de gamme pour femmes modernes. Quelque peu osé et tout de noir, ses vêtements reflètent les valeurs et les goûts des jeunes designers d’aujourd’hui.

«Il faut choisir des matières qui sont le moins nuisibles possible pour l’environnement», explique le créateur Lucci Rojas. «Nous sommes tous conscients de l’environnement et notre génération a envie de faire sa part.»

Il choisit des tissus de seconde main pour certaines créations. Il vérifie la provenance de sa matière première et s’assure que ceux qui font les tissus sont bien traités. «La femme qui ne veut pas passer inaperçue portera du LuShyne», indique celui qui a participé au concours Cashmere présenté à TVA ce printemps.

Le designer Tuan Tang, de la griffe Naïké, fait également sa part pour l’environnement. Il utilise des matières premières non synthétiques dans la majorité de ses créations. «Pour moi, ça représente bien le courant écologique. J’utilise des matières non transformées», dit-il. Les cuirs recyclés font partie de ses atouts de créations. «Ils ont une usure différente», observe M. Tang.

Le marché de la mode a complètement changé de visage dans les 15 dernières années. Les derniers ateliers de couture québécois sont si peu nombreux qu’il est bien difficile de lancer une nouvelle ligne de vêtements pour des jeunes designers. Ceux rencontrés par TC Média sont soit eux-mêmes couturiers ou profite de l’aide inestimable de leur famille pour les aider à lancer leur collection.

bilan

Plus de 200 personnes ont assisté à cette première édition. «Ce qu’on veut, c’est de faire connaître le festival écolo partout dans la province. On sera là pour une seconde édition sur la Rive-Nord», a dit Micheline Rainville, directrice de la Fondation des jeunes pour l’environnement et organisateur du festival. Deux éditions ont eu lieu sur la Rive-Sud dans les années passées.

Organisations: Fondation des jeunes pour l’environnement

Lieux géographiques: Terrebonne, Rive-Nord

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