Marcotte préside une séance axée sur le dossier de la police

Marie-Ève
Marie-Ève Dumont
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

C’est devant une assistance d’à peine vingt citoyens que le maire de Mascouche, Richard Marcotte, a présidé la séance extraordinaire du 13 août dernier. Même si la séance s’est déroulée relativement dans le calme, le président de la Coalition des gens engagés dans l’avenir de Mascouche (CGEAM), Gilles Patenaude, n’a pu faire son intervention au micro et a failli être expulsé de la séance.

Par ailleurs, ce n’est pas la présence du maire qui a retenu l’attention, mais plutôt la progression du dossier touchant la police de Mascouche. En effet, la Ville de Terrebonne a annoncé la semaine dernière qu’elle irait de l’avant, seul, dans la réalisation de son projet d’un futur quartier général de police. Tel que mentionné dans l’article du Trait d’Union «Quartier général de la police : Terrebonne fera cavalier seul», une pré-étude de faisabilité a été entreprise, mais «les conclusions préliminaires ont incité la Ville de Terrebonne à suspendre les pourparlers», indique le Coordonnateur aux affaires publiques et sociales à la Direction générale, Joël Goulet. Devant cette nouvelle, les conseillers de la Ville de Mascouche se sont entendus pour retirer de l’ordre du jour le point traitant de la réalisation d’une étude concernant les services de la police.

Par contre, les citoyens n’étaient pas heureux de voir que les décisions dans ce dossier allaient être remises à la prochaine séance. «Vous avez une responsabilité envers les citoyens, ça fait pratiquement un an que vous retardez sans cesse le projet, à coup d’études et autres. Je ne comprends pas que vous n’avez pas prévu que la croissance de Mascouche serait importante et que ça exigerait des changements. M. Marcotte, vous le saviez, mais vous agissez à la dernière minute et nos policiers doivent louer des roulottes», s’est insurgé le citoyen, Pierre De Chatigny.

Le maire a répliqué que le directeur général était sur le dossier et que les conseillers devaient se rencontrer afin de se mettre d’accord sur la voie à suivre, puisque pour le moment, ces derniers sont très divisés sur le sujet. En effet, quatre conseillers souhaitaient mettre en place une étude tandis que trois autres s’y opposaient. Ils ont assuré qu’ils discuteraient du dossier à leur prochaine séance de travail et présenteraient une avenue lors de la séance du conseil du 27 août. «Nous avons appris en même temps que les citoyens la position de la Ville de Terrebonne. Nous devons nous pencher sur trois axes possibles, soit : conserver notre police et construire un nouveau poste, opter pour une formule hybride avec Terrebonne pour partager des services spécifiques ou encore, regrouper les services à Terrebonne», précise le maire.

Menace d’expulsion

Le président de la CGEAM, Gilles Patenaude, s’est présenté devant les conseillers avec l’intention de leur lire une lettre questionnant les raisons qui les empêchent de pousser les candidats à l’élection provinciale à se prononcer face à la situation de la Ville de Mascouche. Le maire a alors choisi de faire appliquer le règlement présenté à la précédente séance du conseil, et ainsi faire sortir M. Patenaude puisque l’intervention de ce denier ne visait pas à poser une question. Les esprits se sont échauffés lorsque les policiers se sont approchés de M. Patenaude, qui est finalement retourné à son siège sans avoir l’occasion de s’adresser à l’assemblée. «Je ne suis aucunement surpris de sa réaction, il savait ce que j’allais dire et ça ne lui plaisait pas. Je ne suis pas d’accord avec le fait que les conseillers ne font rien au nom du fonctionnement de la Ville. Je pense que certains d’entre eux ont clairement affiché leurs couleurs ce soir», a-t-il laissé entendre. Mentionnons que M. Patenaude a fait suivre une missive aux candidats à l’élection générale provinciale, afin qu’ils se positionnent face à la situation particulière touchant Mascouche. Selon lui, le prochain gouvernement devrait s’engager dans les 100 premiers jours de son mandat, à faire en sorte qu’un élu arrêté en vertu de chefs d’accusation criminels, en lien avec ses fonctions d’élu, soit suspendu sans traitement jusqu’à la fin des procédures, puisqu’il souhaite que cesse cette «psychose collective».

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires