(MAJ) Bientôt une plainte contre Richard Marcotte ?

Baptiste
Baptiste Zapirain
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Les procureurs de la ville ont déjà fourni une première ébauche aux membres du conseil

La colère de l’auditoire devant la présence de Richard Marcotte au dernier conseil municipal, et l’intention du maire de siéger lors des prochaines séances publiques, a poussé les élus de Mascouche à se réunir mercredi soir pour adopter une stratégie.

Lise Gagnon ne compte pas s’assoir à côté de Richard Marcotte lors des séances de travail du conseil.

Le 11 juillet dernier, après une longue série d’échanges, les sept conseillers municipaux présents, le huitième assistant à la rencontre par appel conférence, ont réfléchi à l'éventuelle formulation d'une plainte à l’encontre de Richard Marcotte pour manquement au code d’éthique. Cette plainte, qui comporte «plusieurs motifs raisonnables» selon la mairesse suppléante Lise Gagnon, «va être peaufinée dans la semaine par nos procureurs.» Elle leur sera ensuite retournée au plus tard le lundi 16 juillet dans la soirée, puis soumise au vote des conseillers. En cas de vote favorable, elle sera envoyée, dans les meilleurs délais, au ministre des Affaires municipales Laurent Lessard.

«Si le ministre juge que nos motifs sont raisonnables, la demande sera formulée à la Commission des affaires municipales, qui effectuera une enquête à huis clos. C’est à la suite de cette enquête qu’ils décideront s’il y a un manquement à notre code d’éthique.»

«Il va devoir affronter les gens»

Le code d’éthique de la ville de Mascouche est très largement fondé sur le code d’éthique livré par la commission des affaires municipales à l’ensemble des villes du Québec.

La principale sanction que peut prononcer cette instance est la suspension sans solde de Richard Marcotte pour 90 jours, mais en aucun cas sa suspension définitive.

Ce serait déjà un pas dans la bonne direction selon Lise Gagnon, qui se dit «inquiète» des récentes déclarations du maire. «Il dit qu’il va se présenter aux séances de travail du conseil, ainsi qu’aux séances publiques. Lors de la prochaine séance publique, Richard Marcotte va devoir affronter les gens. On ne pourra pas commencer la séance tant qu’ils ne se seront pas calmés. Il va falloir que Richard Marcotte nous prouve qu’il est encore capable d’apaiser la population.»

La prochaine séance de travail du conseil est prévue le lundi 16 juillet. Une séance extraordinaire est également programmée le 13 août. La séance publique du conseil municipal viendra ensuite le lundi 27 août. Richard Marcotte a déclaré qu’il serait présent à chaque fois.

Organisations: Affaires municipales

Lieux géographiques: Mascouche

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires

Derniers commentaires

  • Bertrand Lefebvre
    13 juillet 2012 - 01:21

    Je trouve par exemple que Monsieur Marcotte dépasse un peu les bornes, et ceux sans vouloir faire de jeux de mots. Je sais bien qu'il est champion du monde toutes catégories dans l'art de la provocation, comportement d'ailleurs qui fait partie intégrante des fondations de sa vie publique, mais il y a parfois des limites à ne pas dépasser. Je pense sincèrement qu'il aurait intérêt à se tenir tranquille, et préparer sa défense comme il se doit, car bien que convaincu qu'il est encore victime d'une campagne de salissage, lancé par quelques individus. Je me demande parfois sûr qu'elle planète il vit. A moins que les accusations soir farfelues, que Marteau est à côté de la plaque, que l’opération gravier ne soit qu’illusion, que les policiers et procureurs impliqués dans ce processus soit tous des menteurs, et de plus qu’ils soient tous membres du Parti Québécois. Je pense malheureusement que ces dernières déclarations dans le trait d’union nous prouvent malheureusement à qu’elle point cet individu n’est plus du tout connecté avec les faits, avec la réalité. Parfois il est inutile de se mettre la tête dans le sable et se dire que rien de tout ça n’a existé, il y a quand même eût arrestation, comparution, et s’il est coupable ce dont lui seul doit savoir, il faudra qu’il arrête de se servir des autres comme bouclier, et qu’il assume ses responsabilités comme tout autre citoyens responsable. Bertrand Lefebvre