Rappel alimentaire: aucun impact dans Lanaudière

Réjean
Réjean Turgeon
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Pas de contamination signalée

L'industrie canadienne de l'alimentation a été véritablement secouée au cours des dernières semaines à cause de la bactérie E Coli.

Le bœuf contaminé a été produit à la l'usine albertaine de la compagnie XL Foods.

Toutes les bannières présentes dans la région de Lanaudière, Métro-Super C, Provigo-Loblaws-Maxi, Sobeys-IGA-Tradition, ont dû suivre le dossier de près et aviser leur clientèle. Ajoutez à cela, les petites épiceries, les boucheries et les restaurants. Certains commerces n'ont par ailleurs jamais eu les produits conrtaminés.

Rappel de plus de 1500 produits

Il faut rappeler que l'Agence canadienne d'inspection des aliments a dû procéder au plus important rappel de son histoire. Plus de 1500 produits, pour l'essentiel des pièces de bœuf cru potentiellement contaminées par la bactérie E.Coli. On parle en fait de centaines de milliers de kilogrammes de bœuf produits à l'usine XL Foods en Alberta et qui exporte dans l'ensemble du Canada et des Etats-Unis.

Deux cas au Québec

Bien que le rappel ait été largement médiatisé, le Conseil canadien du commerce de détail affirme que son impact a été minimal. « Notre centre d'appels n'a pas enregistré plus d'appels qu'à la normale et en magasin non plus », a précisé Nathalie Saint-Pierre, vice-présidente du Conseil pour le Québec. On signale au moins 12 cas de contamination dans l'ensemble du pays, dont trois au Québec, mais aucun dans Lanaudière.

Des commerçants rassurants

Le Conseil, qui est directement interpellé dans ce dossier, se veut rassurant. « Tout est sous contrôle, de rajouter madame Saint-Pierre, ce qui est sur les tablettes ne représente aucun danger, ce ne sont pas les produits visés par le rappel, les gens peuvent s'approvisionner en bœuf de nos membres.»

Retourner les produits

Pour le Conseil, une consigne s'impose. Dans le doute, ramenez le produit chez votre détaillant. « Les codes UPC, de rajouter madame Saint-Pierre, permettent au détaillant d'identifier si ça pourrait être un produit qui faisait l'objet d'un rappel et le cas échéant, il va vous rembourser.»

Une crise ?

Le Conseil refuse de parler de « crise » alimentaire mais convient que l'ampleur du rappel a été « énorme » et qu'il aura à tout le moins « frapper l'imaginaire ».

Organisations: Agence canadienne d'inspection des aliments, XL Foods, Conseil canadien Conseil pour le Québec

Lieux géographiques: Région de Lanaudière, Alberta, Canada Etats-Unis Québec

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  • Jean Luc Archambault
    14 octobre 2012 - 12:48

    Bonjour Monsieur Turgeon Je suis le président de l’AISPEQ (http://aispeq.wordpress.com). J’aimerais que mon commentaire soit publié et que vous m’aidiez à éduquer les consommateurs. Le consommateur doit d’abord être conscient que la plupart des variétés d’E. coli sont inoffensives et que la chaleur les détruit. Seulement certaines variétés d’E. coli peuvent transporter des gènes qui leur permettent de provoquer la maladie. Le consommateur doit aussi être conscient que les employés qui travaillent chez XL Foods sont des humains et non des robots. Le consommateur doit être conscient que les employés qui travaillent chez XL Foods, n’ont pas toujours le goût de respecter les règles d’hygiène. Pourquoi ? Parce que la cadence de production est dictée par des robots. Du coup, il est évident que les bactéries présentes dans les intestins des animaux contamineront la surface de la viande et ensuite toute la viande, lors de sa transformation. Il en a toujours été ainsi et il est inutile de jeter la viande provenant de XL Foods. Ceci étant dit, voici les règles à suivre pour éviter de devenir marteau (fou). D’abord, arrêtons de nous conter des histoires. Pourquoi? Tout simplement parce qu’on agit comme des robots. Donc, admettons-le. Notre nourriture contient ou contiendra des bactéries. C’est normal et il en sera toujours ainsi. Si vous servez de la viande à un enfant, à une personne âgée, à une femme enceinte ou à une personne dont le système immunitaire est affaiblie, la viande doit être bien cuite, sinon vous mettez leur vie en danger. Si vous êtes une personne en santé et qui ne veut pas prendre le temps de faire cuire sa viande à point, vous aurez mal au ventre pendant quelques jours mais vous vous rétablirez complètement par la suite. Pourquoi? Parce qu’il en sera toujours ainsi si la viande contient des bactéries E. coli. Ceci étant dit, voici les températures sécuritaires de cuisson interne de différents aliments. Source : http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/securit/kitchen-cuisine/cook-temp-cuisson-fra.php Aliment Température Bœuf, veau et agneau (coupes entières et morceaux) Mi-saignant 63°C (145°F) À point 71°C (160°F) Bien cuit 77°C (170°F) Porc (coupes entières et morceaux) 71°C (160°F) Volaille (poulet, dinde, canard, etc.) Morceaux 74°C (165°F) Volaille entière 85°C (185°F) Viande hachée et mélanges de viande (hamburgers, saucisses, boulettes de viande, pains de viande, plats en casserole, etc.) Bœuf, veau, agneau et porc 71°C (160°F) Volaille 74°C (165°F) Œufs Mets à base d'œufs 74°C (165°F) Autres Autres (hot dogs, farce, restes, fruits de mer, etc.) 74°C (165°F) Voici les règles à suivre lors de la prise de température de la viande : * Retirez la viande de la source de chaleur et insérez un thermomètre numérique dans la partie la plus épaisse de la viande, et ce jusqu'au centre. Le thermomètre ne doit pas toucher à aucun os. * Pour les hamburgers, enfoncez le thermomètre par le côté de la galette, jusqu'au centre. * Si vous faites cuire plusieurs morceaux de viande, vérifiez la température des morceaux les plus épais, afin de vous assurer que la température interne adéquate est atteinte. * Pour éviter la contamination croisée, lavez à l'eau chaude savonneuse le thermomètre entre chaque vérification de température. Voici les règles à suivre pour réduire les risques d’entrer en contact avec la bactérie E. coli : * Faire cuire la viande à la température sécuritaire de cuisson interne mesurée à l'aide d'un thermomètre numérique. * Ne mangez pas de la viande hachée qui est rose au centre. Demandez une cuisson à point, exigez un autre pain et une assiette propre. * A la maison, évitez de propager les bactéries E. coli en gardant les viandes crues à l'écart des aliments prêts-à-manger. * Lavez-vous les mains et nettoyez votre comptoir et vos ustensiles avec de l'eau chaude savonneuse après tout contact avec de la viande crue. * Ne déposez jamais des boulettes de viande cuites dans une assiette non lavée ayant servi à transporter de la viande crue. * Lavez votre thermomètre pour aliments entre les prises de température. * Tenez vos animaux loin de votre surface de préparation des aliments. * Si vous êtes infecté par la bactérie E. coli ou atteint d’une maladie gastro-intestinale, ne préparez pas d'aliments pour d'autres personnes. Ceci étant dit, voici ce que le consommateur devrait se poser comme questions: • Est-ce que les États-Unis ont confiance à l’ACIA? • Pourquoi y autant de tapage journalistique autour de XL Foods? • Est-ce que les journalistes informent ou désinforment? • Quel profil a le manipulateur d’aliments qui ne respecte pas les normes d'hygiène dans son milieu de travail? • Qui est responsable de l'auto-inspection faite dans les épiceries, les boucheries et les restaurants? Voici ce qui m’inquiète dans le dossier de XL Foods : • la valeur de l'auto-inspection faite par des inspecteurs qui ne sont pas certifiés en santé publique ; • la formation des manipulateurs d’aliments n’est que la première étape pour assurer la salubrité des aliments; • personne vérifie si les manipulateurs d’aliments appliquent les connaissances qu’ils ont acquis; • personne vérifie si des correctifs sont apportés lorsque requis; • il n’y a pas d’organisme indépendant, neutre et crédible, ayant à son service des inspecteurs certifiés en santé publique, pour vérifier la qualification des manipulateurs d’aliments, valider leur méthode de travail, et contrôler le respect des normes de salubrité. Voici mes recommandations. Il devrait y avoir des certificats de conformité affiché à la vue des consommateurs dans les épiceries, les boucheries et les restaurants. Ces certificats de conformité doivent être la propriété de l’organisme et ils devraient être affichés par des inspecteurs certifiés en santé publique lorsque les normes de salubrité sont respectées. Je suis disponible pour répondre à vos questions. Jean Luc Archambault Président de l'AISPEQ 514-357-6663