Ce dernier a réitéré un message clair de souveraineté, suite au sommet de Copenhague et à la décision du premier ministre, Stephen Harper, de proroger les travaux parlementaires jusqu’au 3 mars. «Il a voulu repousser la date pour faire taire les questions concernant Copenhague, mais avec les déclarations du ministre de l’Environnement, Jim Prentice, la situation a empiré», a déclaré le chef bloquiste, dans le cadre de sa tournée présessionnelle.
M. Duceppe s’en prend également aux décisions économiques du gouvernement Harper, qui ne favorise jamais le Québec, selon lui. «Budget après budget, les besoins économiques du Québec sont ignorés et ce n’est pas différent sous les conservateurs. Dans le budget de relance, l’environnement, les industries de la forêt, l’aéronautique, de la recherche et la culture, très présentes au Québec, ont toutes été écartées. Au même moment, les industries de l’auto concentrées en Ontario et du pétrole dans l’ouest ont reçu un soutien de plusieurs milliards de dollars. Il y a également ces injustices flagrantes, comme le fait qu’Ottawa s’apprête à verser des milliards de dollars à l’Ontario et à la Colombie-Britannique pour l’harmonisation des taxes de vente. Pendant ce temps, il refuse de verser les 2,2, milliards $ qu’il doit au Québec qui a déjà procédé depuis longtemps à cette harmonisation», a dénoncé M. Duceppe.
Il ajoute que le Canada a des intérêts économiques contraires à ceux du Québec. «En prévision du prochain budget, nous avons présenté des propositions concrètes et raisonnables pour le Québec. À ce moment, nous verrons si les conservateurs saisissent l’occasion de satisfaire le Québec», a renchéri M. Duceppe.
Le député de Laurier-Sainte-Marie est également revenu sur ce qu’il juge être «une dépendance au pétrole». Il estime que pour prospérer, la belle province doit réduire sa dépendance au pétrole. «Avec un baril de pétrole à 75 $, comme c’est le cas ces jours-ci, le Québec doit importer 20 milliards $ de pétrole brut par année. À l’heure des changements climatiques, la réduction de notre dépendance est aussi une nécessité environnementale», commente-t-il.
Il a également écorché le Parti conservateur suite au sommet tenu à Copenhague, sur les changements climatiques. «C’est encore pire que ce à quoi on s’attendait, a-t-il lancé. Le Canada est le seul pays qui a réduit ses objectifs après Copenhague.»




