À l’écoute des préoccupations de différents intervenants des services de garde lanaudois, le député de Gouin se questionne sur la répartition régionale des places subventionnées en services de garde éducatifs, annoncée en août 2008. «Elle ne correspond pas à la réalité des familles lanaudoises. Le gouvernement n’a pas tenu compte du mini baby-boom que connaît la région depuis trois ans. Il octroie des places au compte-goutte et, pendant ce temps, les listes d’attente allongent», a t-il expliqué.
Sur les 18 000 places en garderie subventionnées annoncées, Lanaudière récoltait 757 places, dont 334 pour la MRC Les Moulins, alors que les besoins de la population correspondent au double.
«Pourquoi est-ce que Lanaudière a obtenu 600 places de moins que Laval, alors que son taux de fécondité est le quatrième plus élevé de toutes les régions au Québec?», note-t-il
M. Girard affirme qu’il faut à tout prix réétablir l’équilibre entre la croissance démographique et le nombre de places en garderie dans la MRC Les Moulins, deux facteurs qui ont provoqué la crise d’accessibilité actuelle.
«Le fait que les parents n’aient pas accès à des places en services de garde à contribution réduite a des conséquences graves. Certains doivent laisser un emploi afin de demeurer à la maison avec leur enfant, faute de leur incapacité à payer des services privés à plus de 25 $ par jour. C’est inacceptable», mentionne M. Girard.
Pour sa part, le député de Terrebonne affirme que l’accès des enfants aux services de garde éducatifs augmente leurs chances de réussite sur le plan scolaire. «Malheureusement, certains ne pourront jamais en bénéficier», souligne-t-il, rappelant la création des CPE par le PQ lors de ses années au pouvoir.
«Le projet Un enfant, une place, c’est un investissement pour l’avenir, c’est un choix de société et il faut que le gouvernement réponde à cette situation d’urgence», termine M. Girard.
Dans les prochains mois, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille déposera à l’Assemblée nationale la pétition Un enfant, une place, afin de presser le gouvernement à annoncer de nouvelles places pour 2010.
Un enfant, une place : un choix de société selon le PQ
Dans le cadre de sa tournée québécoise
Il y a un an, presque jour pour jour, la chef du Parti Québécois, Pauline Marois, s’engageait à offrir des places en garderie pour tous les parents qui le demandaient. De passage dans la région le 26 octobre, le député de Gouin et porte-parole officiel du PQ en matière de famille, Nicolas Girard, accompagné des députés péquistes de Terrebonne et Masson, Mathieu Traversy et Guillaume Tremblay, a remis sur la table le principe Un enfant, une place, comme une priorité sociale.
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