Selon lui, toutes les conditions ne sont pas là pour inciter le premier ministre conservateur, Stephen Harper, à déclencher un scrutin national.
Pour Roger Gaudet, si le premier ministre annonce des élections, il contreviendra à la loi que son parti a fait voter et qui fixe les élections à date fixe (voir plus bas). «Stephen Harper bluffe. Il n'a pas vraiment l'intention d'envoyer les Canadiens aux urnes. Il veut tester l'opposition», estime M. Gaudet.
Mais, si le PM décide d'y aller, le député bloquiste se dit fin prêt. «Notre local électoral est réservé et notre structure est en place. Tout est prêt, même la population du Québec est prête. Notre chef nous a également demandé de rester disponibles au cas où… », assure Roger Gaudet.
Il lui faut incidemment entre 200 et 300 bénévoles pour mener sa campagne, alors que Montcalm est la circonscription la plus populeuse de tout le Québec.
Incidemment, celui-ci prédit que des élections ne changeraient pas grand chose à la situation actuelle. «Nous resterons avec un gouvernement minoritaire, d'un bord, comme de l'autre, Conservateur ou Libéral», prédit celui-ci. Il soutient même que «le chef Libéral, Stéphane Dion, est beaucoup plus populaire en dehors du Québec et qu'il pourrait causer une certaine surprise en dirigeant un gouvernement minoritaire».
Les sujets ne manquent pas, selon M. Gaudet, pour questionner les Conservateurs sur leurs agissements. «Nous allons parler de leur éthique et de leurs dépenses électorales qui ont nécessité l'intervention du Directeur général des élections, des coupures insensées dans le domaine de la culture, de la gestion de l'offre qui aurait pu faire disparaître tous les agriculteurs, de la reconnaissance de la nation québécoise où rien de concret n'a été fait, du non-respect de la loi, notamment pour déclencher des élections à une date autre que celle prévue par la loi, de l'Unesco où nous sommes menottés, etc. Les sujets ne manquent pas», conclut M. Gaudet.




